Hier soir, il faisait chaud dans l'appartement, 30° ! Je suis affalée, c'est cette nuit que je m'apercevrai que nous
avons oublié de sortir les ventilateurs.
J'ai trop chaud pour lire, trop chaud pour taper sur mon clavier, je décide de regarder la télé. Comme d'habitude, les programmes ne sont pas alléchants, un documentaire sur Arte attire mon
attention : "Roulez vieillesse".
Les Allemands n'ont pas la langue de bois, un vieux c'est pas un senior, et un mort, il a pas disparu, il est mort. Arte est une chaîne pour moi, je deteste la langue de bois, un jour, que
j'espère lointain, je n'aurai pas disparu, je serai dead !!!
Je suis scotchée devant ma télé, la vieillesse c'est point drôle, et pourtant elles sont attachantes mes anciennes, désolée mais y a que des femmes, elles se défendent pied à pied mais le combat
est rude, elles parlent de solitude, de l'absence, de mains qui ne sont plus prises.
Une seule chose me chiffonne dans ce reportage, une femme qui s'occupe de son père, il a eu un AVC, il est alité depuis 4 ans, elle ne voit presque plus son fils et son compagnon est laissé à
l'écart, il doit quitter l'appartement chaque soir à 10 heures. Elle a cette phrase que je trouve terrible : "Un compagnon, on peut le laisser, un père jamais".
Autant, je comprends et je trouve normal qu'elle s'occupe de son père, autant j'ai des problèmes pour accepter la mise à l'écart du compagnon, pourquoi l'empêcher de vivre avec eux ?