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  • : Je ne suis qu'une trace, comme le sillage d'un parfum...
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28 décembre 2009 1 28 /12 /décembre /2009 10:22
C'est la fin des années 50, pas encore la révolution des années 60, la mini-jupe de Mary Quant n'a pas encore fait son apparition. Paris est encore un grand village, les enfants peuvent aller à l'école seuls et les voisins veillent.

J'habite le 17ème arrondissement, ma grand-mère est commerçante, ma tante aussi et mon arrière-grand-mère habite à côté du Parc Monceau, difficile de faire une bêtise sans que ma mère ne soit au courant avant notre retour.

Ma jeune soeur et moi sommes plutôt casanières.
Je fabrique des maisons de poupée.
Ma soeur est si fragile qu'elle ne va même pas à l'école comme nous ! Elle apprend à lire et à écrire chez une vieille institutrice qui a fondé une minuscule école privée dans l'immeuble de mon arrière-grand-mère. Le soir, en sortant de l'école, je vais prendre des cours de maths avec un succès mitigé...

Ma soeur cadette a le "sirop de la rue", elle passe sa vie dehors à jouer avec les gamins, elle a pour consigne de rentrer lorsque les réverbères s'allument, chaque soir, elle arrive en courant et reçoit sa fessée avec constance.

A Noël, nous recevons des cadeaux, je me souviens d'un bébé noir reçu et aimé par ma jeune soeur mais c'est aussi l'époque des cadeaux utiles, manteau, chaussures.

Je suis l'aînée et souvent mortifiée de me retrouver habillée comme mes soeurs, en particulier un manteau gris avec un col de velours noir, je ne sais pas encore que je vis la fin d'une époque...

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commentaires

Madame X 30/12/2009 06:16


je suis une grande nostalgique de ces années  bonheur comme je les appelle, même pas riche,on était bien!!!
tu es une vraie parigotte toi alors...lol...le 17éme ma chère..."grand genre"...


muse 29/12/2009 17:57


Tu m'as bien eu! "tel est pris qui croyait prendre!"


bérangère 29/12/2009 10:32


un bisou en passant :-)


Fauvette 29/12/2009 10:22


J'ai toujours du mal à imaginer Paris en village, je n'ai pas connu ce Paris dont tu parles. J'aime bien tes souvenirs HB.


incertaine 29/12/2009 07:43


Mary Quant:mini jupe écossaise, très très courte et vernis à ongles "tulipe noire". C'était le début de mon adolescence. Mais je portais aussi (le dimanche)un manteau gris à col claudine en
velours. Oh là là, Heure-Bleue, j'avais oublié tout ça... Merci du flash back et bonne journée.


saperli 28/12/2009 23:52


oui, c'est vrai que tout le monde veillait sur les enfants, et même surveillait et rapportait... Tout se savait.


ciboulette100 28/12/2009 23:28


... Nous étions heureux et nous n'en savions rien


MADmoiselle 28/12/2009 22:40


C'est un peu comme une chanson de Nicolas Peyrac :)


muse 28/12/2009 20:56


bien vu cette fin des années 50...en attendant je viens te souhaiter un bon bout d'an dès mon retour de Lozère.


Elyane 28/12/2009 18:09


moi j 'habitais Lyon ,je jouais aussi dans la rue surveillée aussi par les voisins,impossible   aussi de faire des bétises sans que tout le monde soit au courant .Je vais à l'école de
filles.Tes souvenirs pourraient être les miens!


muse 28/12/2009 17:57


Nostalgie du passé? je ne sais pas si c'est grave, mais ça risque d'empirer...


Marie Bland 28/12/2009 16:53



Je ne peux rien raconter des années 50, mes grandes soeurs le pourraient, moi je n'étais pas encore là mais comme j'aime entendre ou lire les autres raconter !



bricol-girl 28/12/2009 16:00


Les voisins qui veillent sur les enfants, agaçants mais quelle tranquilité pour les parents. Reposée?


marie-madeleine 28/12/2009 14:46


et de plus je me sentais  gauche et nunuche en bonne fille de la campagne!


Ppn 28/12/2009 13:29


Oh une authentique Parisienne alors. J'aime bien l'épisode de la petite soeur qui se reçoit avec constance sa fessée... Jolie tranche de vie drôlement bien racontée !


Rêver au Sud 28/12/2009 13:01



Mes années 50 ressemblent aux tiennes !
J'allais seule à l'école et chez mes grands-parents à la campagne ...
Saint-Raphaël était un gros village et le quartier du vieux marché semblait sortir du XIX ème siècle avec sa forge dont le papa de mon amie Denise,  joli prénom 50 , était le maréchal
ferrant ...
Tout un monde envolé ...
Bisous chère Michèle.
Marie-Ange



tajmahal 28/12/2009 11:45


Dans les années 50, mes parents ont déménagé du Jura à la banlieue parisienne. J'allais à l'école à pied et les trotteurs (car il y avait plein d'écuries de chevaux qui jalonnais ma route)
m'accompagnaient. Puis, quand le champ de course du Tremblay a fermé, plus de chevaux, plus de clip clap sur la chaussée. Les voitures ont envahi le macadam. J'avais également le sirop de la rue
car à la maison je n'y trouvais pas de camaraderie, de gentillesse. Donc, je  préférai les copines avec lesquelles je faisais les "400" coups. Oh bien petits les coups. On sonnait aux grilles
et puis on détalait comme des lapins et on riait du coup que l'on venait de faire. Mais parfois, quand mon père était arrivé avant moi, je prenais également une fessée, mais quand on est jeune on a
la peau dure et on recommence le lendemain. J'avais un côté assez rebelle.


le-gout-des-autres 28/12/2009 10:46


"Je fabrique des maisons de poupée."

Déjà la tendance Ibsen ? Déjà la libraire perçait sous la fillette...