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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 10:08
Les urgences d'un hôpital parisien me font penser à la cour des miracles. Je vous conseille de lire le billet du Goût, qui avec un traitement de VIP, a passé 8 heures aux urgences, sans manger ni boire, le tout pour passer un scanner sans iode et subir une batterie d'analyses de sang.

Notre cher Président, il coûte beaucoup, ne connait pas le sort commun, un petit malaise et hop le Val de Grâce où il sera traité comme un roi et dont il partira sans même merci.

Les urgences des hôpitaux parisiens hier, avec la neige, recevaient un nombre impressionnant de personnes dérangées, elles représentent un danger pour des patients parfois incapables de bouger un cil. C'est la première fois que je vois de la sécurité à l'intérieur. Résultat, les accompagnants sont priés de sortir pour leur sécurité...

J'ai parfois franchi les barrages pour aller rassurer mon homme, j'ai eu le coeur serré par cette femme qui ne pouvait voir sa fille, en recidive de cancer, elle restait debout derrière la porte, au fil des heures elle avait le visage de plus en plus défait.

Lorsque j'ai récupéré mon homme à 21 heures, elle était toujours là, on cherchait desespèrement un lit pour sa fille en oncologie.

Le personnel soignant est débordé, il a rétréci comme peau de chagrin, quatre médecins dont deux internes pour un service qui reçoit les accidentés de la vie et ceux de la route, les voitures de pompiers qui arrivent sans arrêt et déversent leur récolte de malheureux sous couverture chauffante et qui resteront dans les couloirs en attendant une éventuelle prise en charge.

Il faut une sacré dose de courage pour choisir la médecine hospitalière.
On veut tuer l'hôpital public, il nous faut le défendre, n'oublions pas que nous finirons tous dans un hôpital un jour.
Nous aurons serons tous victimes un jour d'une maladie non rentable...

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commentaires

Oxygene 15/01/2010 22:31


Les budgets de l'état ne sont jamais distribués de façon équilibrée et ne vont pas là où il y a urgence (c'est vraiment le cas de le dire en ce qui concerne la santé...)


Christine 15/01/2010 11:43


J'ai eu dernièrement une ptite intervention en "ambulatoire" dans une clinique d'Ile de France, convoquée à 12h30 pour 13 h, emmenée "au bloc" à 17h après deux coups de gueule de l'Homme qui
devenait hystérique et une supplique de la mienne qui devenais de plus en plus flippée, et ensuite traitée (bien) en 10 minutes !!


bricol-girl 14/01/2010 18:23


Ben tout va bien dans le meilleur des monde on dirait, tenter de fuir l'hôpital tel est le challenge que nous devrions tous faire.


mammilou-mijo 14/01/2010 18:20


Mon papa a lui aussi fait l'expérience des urgences  mais à Grenoble . Il était accompagné de deux de mes frères et de ma maman. Ils m'ont raconté les heures d'attente: une horreur.
Oui l'hopital public est en danger et ce n'est pas moi dont le mari travaille dans la partie administrative d'un grand hopital qui vait te contredire!


muse 14/01/2010 17:37


on va essayer que ce soit le plus tard possible et le plus court possible...enfin si on peut! et que dire des agressions dans ces urgences!


saperli 14/01/2010 17:01


on entend parler de milliers de suppressions de postes à l'hôpital et dans nos campagnes, les médecins partent en retraite et ne sont pas remplacés. Le mien en ville ne reçoit pas avant trois
semaines. Je crois que si un jour il advenait que je ne me sente pas bien, j'appellerai directement les pompes funèbres !!!


catherine 14/01/2010 16:47


Bien angoissant quand on doit laisser son chéri tout seul, souffrant, sur un brancard. Nous avons eu plus de chance la dernière fois à Semur, j'ai pu rester près de lui et ça n'a duré que 5 heures.


Marie Bland 14/01/2010 15:03


J'ai connu ça tellement souvent, j'ai passé des journées, des soirées... aux urgences avec les enfants, pour des appendicites, des bras cassés...
Nous avons tant besoin de l'hopital !


Hermione 14/01/2010 14:57


Je ne suis pas une militante par nature mais je serais prête à défiler pour défendre l'hôpital public et son personnel.


bérangère 14/01/2010 14:46


d'ac avec toi pour défendre l'hôpital public !


Rêver au Sud 14/01/2010 14:20


Ton billet est terrible ...
Il donne à réfléchir, panser le corsps et l'esprit c'était un sacerdoce ...
Alors que maintenant !
Je t'embrasse.
Marie-Ange


Elyane 14/01/2010 14:10


Tout ce que tu racontes ,je l'ai vécu à Lyon l'année dernière aux urgences de l'hôpital E. Herriot.Arrivés à 14 h ,on m'a demandé de sortir de la salle d'attente vers 15h et mon mari a vu les
médecins à 21 h,il était pourtant arrivé en ambulance sur un brancard.tu vois rien ne change et je pense que ce n'est pas prêt de changer.mais il faut rester optimiste!!!


muse 14/01/2010 13:08


Il donne le moral, ton billet! mon projet sera donc d'être toute ma vie en bonne santé!


liliplume 14/01/2010 11:43


terrible description, hélas réaliste


patriarch 14/01/2010 11:03


Bien sûr qu'ils veulent le tuer. Des groupes financiers achètent à tout va des cliniques privées et là aussi le service après l'opération, par exemple "la bouffe" y est exécrable !!!

Tout passe par un traiteur !!

Je ne sais où ils nous emmènent comme ça !!! Quand donc les gens vont-ils régir !


Mamie Dany 14/01/2010 10:55


Un hopital pourquoi "parisien" ? c'est le lot de tous les hopitaux, ma bonne dame! et faut être patient armé d'une grande patience pour avoir l'insigne honneur d'être pris en charge...


tajmahal 14/01/2010 10:42


A l'heure actuelle, dans certains hopitaux, je ne sais pas où se trouve le miracle. D'ailleurs, on nommait cette cour "Cour des Miracles" car le mendiant aveugle ou unijambiste, retrouvait sa vue
ou sa jambe une fois revenu dans cette cours. Ce que l'on peut dire, c'est que nous régressons avec le gouvernement que nous avons. D'un côté on dépense des millions d'euros pour des vaccins que
presque personne ne veut et on supprime des services entiers dans des hopitaux qui sont vitaux pour la population.