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  • : Je ne suis qu'une trace, comme le sillage d'un parfum...
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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 09:28

gratin-de-legumes.jpgMerveille va bien, elle a le sourire sur les photos.
Les enfants mangent des gratins de légumes.
Ils aiment, pas comme chez eux...
Merveille adore le gratin de courgettes, les haricots verts, les carottes.

Les enfants sont dans un domaine bio, pas dans ta ferme Karine.
Ils apprennent la recherche de l'eau dans la nature et sa récupération dans le domaine, ça tombe bien, il pleut...

Je m'apprête a retourner chez le médecin, ma conjonctive qui avait bien voulu me laisser un peu tranquille a transformé mes yeux en deux fentes.
Un des deux s'orne depuis hier soir d'un compère-loriot, enfin je crois.

D'un seul coup, je pense à l'Ours qui, lorsqu'il avait quatre ans, disait : "Quand je redeviendrai petit".

Sauf que lui, à cette époque, pouvait encore rêver, si je rêve de redevenir petite, je deviens gâteuse.

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 09:23

Les-vaches-de-Boudin.png

Hier, Merveille est partie en classe de nature dans une bergerie, un domaine bio.
Elle n'est pas partie toute seule, il y a deux classes de CP.
Une participation financière des parents et un choix du Maire de la ville de Merveille l'ont permis.

J'ai vu les premières photos, on dirait une publicité Benetton.
Je ne peux pas les montrer, elles sont la propriété de l'école de Merveille.

Je ne veux plus parler de politique sur ce blog mais ceux qui n'ont pas voté auraient dû réviser leur Instruction Civique.
Les élections municipales sont des élections locales.
On y vote pour un homme, un maire.
On vote en fonction de ses résultats, pas de sa couleur politique...

Qui sait si Merveille, avec une nouvelle équipe en Mairie, pourra à nouveau s'enrichir, apprendre la nature ?
Elle, fille de Parisiens, petite-fille de Parisiens, pourra-t-elle ?.

Je suis contente pour Merveille et j'aimerais que sa soeur ait les mêmes chances.
La petite n'a pas encore huit mois.
Que sera devenue l'école lorsqu'elle aura 7 ans ?

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 08:55

vehicule-de-police.jpg
A l'époque, j'habitais la banlieue Ouest et je travaillais dans une librairie de ma ville.

Vivre et travailler dans la même ville de banlieue, surtout à côté du Vésinet, peut avoir un côté étouffant.
Alors souvent, j'allais pendant la fermeture me promener à Paris. Eh oui, déjà...

Au cours d'une de ces promenades, j'étais allée avec l'Ours dans les grands magasins.
Je ne me souviens plus lequel mais je sais que nous étions passés par la Gare Saint Lazare avec l'intention de changer à Nanterre pour reprendre le RER A.

J'avais acheté un ticket et je ne savais pas qu'il fallait les poinçonner, j'avais plus l'habitude des portillons du RER. Le train venait à peine de démarrer que les contrôleurs sont arrivés dans notre wagon.
L'Ours me conseille de déchirer mon ticket. Je refuse, je savais bien qu'il allait être avalé par le portillon à la sortie lorsque j'arriverais dans ma banlieue.

Je suis tombée alors sur un contrôleur gonflé de son importance.
Vous pensez ! Une femme, c'est fait pour obéir !
Il me dit
d'un ton désagréable que je n'ai pas poinçonné mon ticket.
Je lui explique que ça n'a aucune importance, que je ne fais pas collection et que mon ticket sera avalé lorsque j'arriverai chez moi.
Le ton monte, je lui dis qu'il se sent fort parce que je suis une femme mais qu'il ne se frotte pas aux autres fraudeurs, qui sont bien plus grands et forts.
Après tout, je suis en règle et depuis qu'il me prend la tête, les fraudeurs sont tous descendus.

Il me demande mes papiers. Je refuse. Il me fait descendre à Nanterre et appelle la police. Elle viendra me cueillir car il m'arrive de me buter et de camper sur mes positions surtout lorsque j'estime que j'ai raison.
A Nanterre, les policiers s'adressent à l'Ours "alors, qu'est-ce qu'on a fait, jeune homme ?"
L'Ours rit et dit "c'est pas moi, c'est ma mère !"
Je finis dans, un panier à salade pour moi toute seule.
Les policiers essaient d'arranger les choses, acceptent de prendre n'importe quoi comme preuve de mon identité, mon fils veut bien répondre de moi et présenter ses papiers.
 

Mais pas question, je refuse ! J'ai voyagé avec un ticket non composté, je mérite quoi au juste ?
On m'ouvre le fourgon, je me retrouve avec six policiers qui avaient certainement d'autres chats à fouetter et me retrouve à la Préfecture de Nanterre pour une vérification d'identité.
Il fallait que je donne deux numéros de téléphone, je n'ai pas osé donner celui de l'Homme, j'ai eu peur qu'il dise "Pas du tout, je ne connais pas cette dame !", je le connais...
C'est ma patronne et une amie qui m'ont permis de sortir...
Quand j'ai dit aux policiers "si vous m'emmenez chez moi, je vous donne mon passeport..." Ils m'ont répondu "faut pas exagérer Madame, on fait pas taxi..."
Je  n'ai jamais reçu l'amende.
Les cambrioleurs n'ont pas de souci à se faire, la police est trop occupée à vérifier l'identité des femmes qui reviennent des grands magasins.

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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 09:30

colette_paris_.jpg
Pas l'écrivain, le magasin branché qui vient de se faire cambrioler.
Le magasin qui n'est pas très loin de l'hôtel Costes, ce machin décoré par Garcia, le truc qui donne à penser qu'on est entré
par hasard dans un claque du XIXème siècle.

Un jour, l'Ours et moi passions dans ce quartier, nous regardions les boutiques.
Regarder, pas acheter, le père de l'Ours est ingénieur pas prince saoudien.

Nous avons vu débouler le service d'ordre du FN, ceux qui honorent Jeanne d'Arc parce qu'elle a bouté les Anglais hors de France.
Je me demande, par hasard, ils ne la confondraient pas avec Charles Martel qui a arrêté les Arabes à Poitiers ?

L'Ours, comme sa mère, a la "langue avant les dents", nous avons dit en coeur : "Fachos !" et là nous avons vu arriver vers nous les Barbares, avec leur matraque, leur crânes rasé, le front buté et la haine dans les yeux, ceux qui Marine appelle des "gentils garçons".

Je pleurais déjà mes couronnes, celles qui avaient permis à mon dentiste de passer ses vacances à Eilat.
L'Ours se voyait privé de ski jusqu'à la fin de ses jours.
Le service d'ordre de Colette est arrivé, nous a ouvert la porte du magasin.
Des blacks superbes et taillés comme des armoires à glace qui nous ont attirés à l'intérieur et ont refermé la porte...

J'ai profité des circonstances pour admirer ce temple de la branchitude, je voulais acheter quelque chose, je venais d'échapper à un séjour à l'hôpital, j'ai eu beau regarder, admirer des vitrines avec une minuscule chose dont l'usage m'échappait, je n'ai rien trouvé.  

Depuis ce jour, j'ai beaucoup de sympathie pour ce magasin même si l'eau minérale est vendue au prix du caviar.

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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 09:48

livres

 

J’ai été longtemps libraire, je vous l’ai dit. Etre libraire, ça n’est pas que vendre des livres.
C’est aussi payer des échéances. Et aussi répondre aux demandes, des fois étranges, des clients.
C’est aussi faire des gaffes. De grosses gaffes.
Hier soir, avec le Goût, nous nous sommes rappelé une de ces gaffes qu’on peut faire. Et comment on peut les aggraver.
Je ne savais pas que j’étais capable de faire ça.
Un soir, à l’heure de fermer la boutique, un homme s’est arrêté devant la porte ouverte et m’a demandé « Madame ? Vous avez Le Monde ? »
Je suis sortie sur le pas de la porte avec le Goût qui a dit à ce monsieur « C’est une librairie ici mais il y a un marchand de journaux plus bas, au coin de la rue. »
Le monsieur a dit « merci j’y vais ».
J’ai dit « dépêchez vous, elle va fermer bientôt ! » Puis j’ai vu qu’il avait des béquilles et qu’il lui manquait une jambe. Au lieu de me taire j’ai dit en le regardant « Bon, ça va pas être facile… »
Et au lieu de m’excuser ou de ne rien dire, j’ai été prise d’un fou-rire nerveux.
J’en ai encore honte aujourd’hui…

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Published by heure-bleue
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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 09:12

BERGERIE.jpgJ'espère que Merveille va les aimer aussi.

Lundi, elle part en classe de nature dans une bergerie.
Elle part pour la semaine et elle stresse...

Hier, elle faisait ses devoirs avec son grand père et  avait mal formé une lettre.
Ça a tourné au drame. Elle ne 
voulait plus partir, ne nous aimait plus. Oui, elle a la détestation facile.

 

Après un câlin et des sanglots longs comme les violons de l'automne, nous sommes rentrés soulagés de n'être que grands-parents.
Surtout que numéro deux commence à avoir de la voix et supporte mal la solitude.

Nous avions dîné, nous zappions de niaiserie en niaiserie à la télé lorsqu'on a sonné.
C'était la maîtresse du chat squatteur. Elle cherchait son chat que nous n'avions pas vu.
Nous avions laissé les fenêtres ouvertes car il faisait doux.
Point de chat...

Le Goût jette un oeil dans la chambre, ne le voit pas.
Il regarde mieux et trouve le chat installé dans le fauteuil, il s'était fait un nid dans les coussins.
La présence de sa maitresse ne lui a pas fait bouger un cil...

 

Lorsque nous sommes partis nous coucher, le squatteur avait regagné ses appartements.

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 09:20

Jean-Claude-et-Nanou--produits-d-auvergne.jpg
Le 17ème arrondissement est si proche de notre banlieue que je ne sais pas résister à mes souvenirs.
Pas plus à ceux de mon enfance qu'à ceux où l'Ours vivait encore avec nous.
Je suis revenue vivre dans le 17ème vers 1991.
J'en suis partie le 4 avril 1998 pour Tel-Aviv...

Je ne suis pas nostalgique, non, c'est seulement que j'aime les souvenirs.
Je repère les boutiques qui s'accrochent.
Je ris de la nouvelle appellation des Batignolles, "le village des Batignolles".
Ce n'était qu'un repaire de blousons noirs où je n'avais pas le droit de mettre les pieds...

Je peste devant un café.
Je me revois et je n'étais pas la seule, regardant Johnny et Sylvie jouer au flipper pour les besoins d'un film.
Film qui ne sera jamais projeté dans une cinémathèque et que je ne suis même pas allée voir au cinéma.
"D'ou viens tu Johnny ?" n'a pas laissé de trace dans le panthéon du 7ème art...

Je discute avec le Goût et nous nous rappelons la simplicité de l'époque.
Quelques gamines devant un café, pas de service d'ordre alentour, pas de rue barrée.
C'était pourtant "l'Idole des jeunes" qui tournait un film !
Un navet, d'accord...
Nous passons rue Legendre et je tombe en arrêt devant une boutique que je connais bien.
Elle vend des produits d'Auvergne dont de la "saucisse au couteau".
Là non plus, je ne sais pas résister.
Le Goût, c'est le plutôt   saucisson à grosse coupe qui lui fait de l'oeil.

Dans le train qui nous ramène si vite, je rappelle au Goût que Merveille 1ère est née dans ce quartier et que les enfants n'ont quitté le coin que depuis six ans.

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 09:36

belle a velo
J'aime bien triturer mes quelques neurones pour trouver un sujet le matin.

En ce moment, je suis à Istanbul et j'ai du mal à la quitter.
J'en suis heureuse car j'avais du mal à lire ces derniers temps.

Depuis quelques mois, je remarque que les blogs se vident, que les blogueurs n'écrivent plus beaucoup.
 Si j'aime écrire les petites choses de ma vie, j'aime beaucoup lire celles de la vie des autres.

Les seuls blogs qui "cartonnent" sont des blogs de pub !
Alors je joue à saute blog et lorsque j'arrive sur un blog qui me vante la crème machin qui va redonner de la fermeté à mon visage, je change de page.
Un peu comme je vais faire un tour pendant la pub à la télé.

Moi aussi, je pratique la censure, je n'écris pas trop que mon nouvel appartement est un "appartement témoin pour malfaçons".
Que je n'habite ici que depuis six mois et que le Goût a déjà dû bricoler la chasse d'eau.
Oui, il manque une pièce...
Mais je ne veux pas déménager, le coin est agréable et les enfants ne sont pas loin.
 

Alors, les vraies blogueuses, écrivez des petites choses sans importance, je vous en prie.
Ecrivez...

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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 08:53

Les yeux de Lucie   

Depuis que je ne travaille plus, on dirait que le temps accélère.
Pourtant j'ai fait un bond dans le temps, ma petite juive doit porter l'étoile jaune et sa vie devient difficile.

Hier après midi, je suis allée voir mes Merveilles.
La petite est souriante, bavarde et fière comme un paon de se tenir assise.
Elle se jette sur son "Petit Brassé" comme la misère sur le monde.

Les deux hommes, le père et le grand père, sont allés chercher Merveille à l'école.
Merveille a pris aussitôt la main à Papy, heureuse et fière d'être si bonne en maths.
Décidément, plus le temps passe et moins cette petite tient de sa grand mère...

Elles sont belles mes Merveilles, non ?
Bon d'accord, je ne suis pas très objective...


PS: La photo, c'est juste pour les yeux. L'Ours vient de me dire que sa fille est bien plus belle qu'elle n'en a l'air sur cette photo. Il veut bien qu'on montre ses yeux.

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 09:48

Le-monde-d-Hannah.jpg

Le monde d'Hannah est pour elle, il lui parle de Paris, du 11ème arrondissement, la petite Turquie, le refuge des juifs turcs.
C'est le 11ème de la rue de la Roquette, de la rue Sedaine, là où sa tante a tenu une boutique de gros de vente de pyjamas, rue Sedaine.

Elle a beau être née après la guerre, elle se souvient de la livraison des pains de glace, du pot de lait à aller chercher chez le crémier.
Elle qui deteste le lait et qui, à l'époque, avait le coeur qui se soulevait lorsqu'elle apercevait "la peau du lait" dans son bol.

Elle les voit bien courir dans les rues, la petite juive et sa copine.
Elle joue à la marelle avec elles, jette une pièce au chanteur des rues, une pièce enveloppée dans du papier journal.

Elle n'a pas dû partir, elle, elle est née après la guerre mais sa mère a connu la Savoie et l'Alsace.
Sa mère qui est revenue à Paris à la fin de la guerre.

Elle qui se prenait déjà pour Anne Frank, se sent proche d'Hannah...

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