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  • : Je ne suis qu'une trace, comme le sillage d'un parfum...
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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 09:16

cartier_bresson_Truamn-Capote.jpgboubat-plutot-la-vie.jpg

En évitant d'aller faire la queue à Beaubourg où se tient l'exposition de photos d'Henri Cartier Bresson.

Surtout que j'ai abandonné, non pas un livre, mais un parapluie bien pratique parce que personne n'avait pris la peine de m'expliquer qu'il ne fallait pas entrer dans l'expo avec son parapluie et que les escaliers mécaniques de Beaubourg fonctionnant avec parcimonie, je n'ai pas voulu retourner le mettre au vestiaire.

Après, je suis allée de déception en déception, HCB photographie le monde.
J'ai même eu l'impression qu'il se faisait payer ses voyages par les amateurs de son oeuvre.

C'est un personnage ambigu, en tout cas ses photos le sont.
Des hommes, beaucoup d'hommes.
Les quelques  femmes ressemblent à des travestis brésiliens.

HCB manque d'âme, belles photos sans humanité, il n'a pas la tendresse d'un Boubat, ni celle d'un Ronis ou d'un Doisneau.

Je reconnais un talent à HCB.
Celui d'avoir su s'entourer, celui de s'être beaucoup aimé et d'avoir fait beaucoup pour que son oeuvre ne s'oublie pas.

Heureusement, nous avons suivi notre amie pour un réconfort dans un charmant salon de thé. Ça, c'était bien.

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 09:40

Télérama a peur, Télérama essaie de faire peur à ses lecteurs.

Tous suivis ! Tous fichés ! Tous localisés !

Je veux pas te contrarier journal qui appartient au Monde mais le meilleur des mondes était déjà en vigueur il y a vingt ans.

Tu sais comment je le sais cher Télérama ?

Ma mère est morte depuis plus de vingt ans,  elle était trop jeune, mais le monde est injuste et on ne tire pas toujours le bon numéro à la loterie.

Nous avions organisé un conseil de famille, petite la famille, pour organiser la vie de mon père, il s'était réfugié dans son monde, un passage en Pologne pendant la guerre, ça laisse des traces...

Vous le savez bien, il y a toujours dans chaque famille,  un frère ou une soeur pas d'accord, parce qu'il ou elle ne veut pas sortir d'argent.

J'avais demandé à la CNIL de me fournir tous les renseignements qu'elle avait sur moi, elle avait tout, même l'endroit où l'Ours apprenait à ne pas devenir médecin.

C'est depuis toujours la tentation de ceux qui nous gouvernent de savoir tout sur tous.
Alors, cher Télérama, ne nous parle pas de libertés ou de vie privée que nous n'avons plus depuis longtemps...

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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 09:43

Hier, nous sommes allés chercher Merveille à l'école.

N’allez pas croire que la génétique n’est qu’une élucubration de biologistes.
Merveille nous a donné la preuve irréfutable que certains gènes se transmettent de grand’mère à petite-fille.
Hier soir, après avoir regardé Star Wars en pointillé, elle a plus empêché le Goût de le regarder qu’elle ne l’a regardé, elle est allée squatter le lit de mamie.
Papy, prudent, a préféré aller sur le divan. Bien lui en a pris…
Il était près de minuit quand elle demanda à boire.
Je lui ai apporté un verre d’eau « qui pique » et lui ai tendu.
Le temps de retourner à la cuisine, j’ai entendu un bruit de verre brisé et des pleurs à fendre l’âme.
Merveille avait fait comme sa mamie, elle s’était endormie en sursaut et le verre, après s’être renversé dans le lit, a roulé jusqu’au bord et s’est fracassé sur le plancher…
Le Goût a consolé de loin Merveille, m’a laissé changer les draps, les taies d’oreiller, et balayer les éclats de verre.
Il a ensuite ironisé sur « les chiens qui ne font pas des chats »…

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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 09:22

Campagne-Loiret.jpg
Nous sommes jeunes, l'Ours est encore un bébé, il fait beau, nous sommes à la campagne.

La campagne, mais pas un village de carte postale, un vrai coin de paysans.
A certaines périodes, ça sent la betterave.
Je suis sûre que pas un nez de parfumeur n'a testé la betterave pour créer un parfum.

Début d'après midi, il fait beau, la maison est sombre.
L'Ourson fait la sieste et le Goût a disparu.

Il règne un profond silence.
Le silence qui annonce l'ânerie.
Je connais le Goût, pas aussi bien qu'aujourd'hui mais je sais que ce silence ne présage rien de bon...

Je sors de la maison, je vois une trainée de poudre blanche, une trainée de poudre jaune, vous savez le mélange, celui qui a coûté la vision de l'oeil droit au père de mon fils.

Je suis les traces jusqu'à la buanderie.
Et que vois je ? La lumière de mes jours, un tube d'aspirine
à la main !
E
n métal le tube, la mère du Goût a toujours été très conservatrice.
Le Goût est encore sur le point de lancer une fusée...
 

On en reste pas sur un échec, n'est-ce pas ?
Eh bien si ! J'ai stoppé net les expériences !
J'ai rappelé à la lumière de mes jours qu'un oeil c'était mieux que zéro et qu'il avait passé l'âge du petit chimiste.

Mais, je te rassure Mab, le Goût est toujours très curieux et a encore beaucoup d'imagination...

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 09:36

Plantu.jpg

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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 09:35

Neuilly-sur-seine.jpg
Déposée à Paris comme un paquet encombrant par Nadia.
Non, je n'aime pas voir le Goût désosser un malheureux ampli qui ne lui a rien fait.

Je suis allée, pour une fois en avance, chercher un cadeau d'anniversaire pour Merveille.
Cadeau que je n'ai pas trouvé et que je n'ai plus qu'à commander sur le Net...

Je n'ai pas trop traîné car le ciel était menaçant, juste un arrêt au Monoprix Courcelles pour acheter de la salade.

Dans le bus qui me ramenait chez moi, j'ai eu le souffle coupé et le regret de ne pas avoir l'APN.
Le ciel était noir, la Seine en crue et les immeubles de la Défense de couleur argent, C'était d'une beauté à couper le souffle.
Pour une fois, je n'ai pas maudit les architectes.

Je savais que j'allais bientôt descendre du bus.
J'espérais arriver avant la pluie.
Mais non... Un éclair, le tonnerre, un orage à deux stations de chez moi, pas d'embouteillage.
Quand on a la poisse, on a la poisse...

Je suis arrivée trempée juste pour voir le ciel devenir bleu.

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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 09:34

Rue-de-Levis.jpg
Allez ! Avouez ! Vous vous êtes toutes précipitées en sortant de l'école pour aller écouter "Salut les copains" et fredonner le Chouchou de la semaine.

Enfin, ça c'est la première année.
C'est juste avant que votre meilleure copine tombe amoureuse du garçon boucher de la rue de Levis .
"Il est beau, il ressemble à Johnny", disait-elle.
Je ne le trouve pas beau.
D'accord, il a les yeux bleus et rapprochés comme ceux de Joooohnnyyyy mais la ressemblance s'arrête là.
Il a d'ailleurs accompli son destin : Il a possédé sa propre boucherie et il est mort.
Je suis sûre que ma copine de l'époque a complètement oublié son existence...

Revenons à nos moutons, plutôt à notre garçon boucher.
Sortir de l'école.
Prétendre raccompagner ma copine chez elle.
Passer devant la boucherie.
Entendre les cris d'extase de N. si le commis était là.
Redescendre la rue.
La remonter.
Trouver installé devant le commerce le clone de Johnny jouant les coqs de village.
Je crois que ce manège a duré une année scolaire...

Après, nous avons craché sur les bourgeois et nous sommes passées à Brel, Brassens et même Leny Escudero.

N. était devenue trop snob pour un garçon boucher...

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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 09:49

le chat de la voisine
Nos voisins partent quelques jours.
Ils n'emmènent pas mon squatteur que nous sommes chargés de nourrir.

Nous sommes donc passés chez eux hier soir pour recevoir des instructions.
Des instruction s ! A nous nous qui avons vécu chez nos chats presque toutes notre vie !

Même immeuble, même cuisine ouverte, mais pas même bazar, rien sur les murs, c'est blanc, c'est clean, c'est geek...

J'ouvrirai une fenêtre pour que le chat vienne prendre une bouffée de désordre.

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 09:16

Rue Rambuteau 1
Ou comment tuer un grand magasin avec l'aide de personnel venu d'ailleurs.

Hier, je suis allée au BHV, vous savez le truc que je n'avais pas réussi à faire lundi à cause de la panne d'électricité sur les voies de chemin de fer.

Nous avions repéré un carrelage soldé dans la boutique "carrelage et mosaïque" du BHV de la rue du Temple, boutique que je connais depuis toujours.

Hier, en arrivant à la boutique j'ai eu la première surprise.
Un petit panneau nous dit que la boutique est supprimée et que pour le carrelage il faut s'adresser au sous-sol du magasin principal.
Pareil pour l'autre boutique, celle du bois qui était solidaire de sa voisine. Sa vitrine proposait le même message.

Direction sous-sol du magasin, rayon bricolage.
C'est le rayon phare du BHV depuis toujours.
Il y règne une atmosphère de plan social. Nous demandons le rayon carrelage, nous apprenons qu'il a été supprimé mais qu'il reste quelques soldes.
Nous avons payé 0,50€ la plaque de mosaïque !
Nous en avons eu pour plus cher de colle que de mosaïque !
Oui, nous avions besoin de huit plaques, nous avons pris les neuf plaques restantes, 4,50€ le tout au lieu des 150€ à 180€ ailleurs.

Le Goût, meilleur bricoleur que sa moitié, a voulu acheter du ciment blanc.
Pas de ciment blanc au rayon bricolage, pas de date de réassort non plus.

Après avoir supprimé le rayon disques, celui des DVD, réduit la papeterie à peau de chagrin, fait quasiment disparaître la librairie, transformé le rayon luminaires en bazar de Paki, ne me dites pas qu'ils vont aussi tuer le rayon bricolage !

Que va-t-il rester du BHV ?

Ah si ! Je sais ! le BHV, c'est la nouvelle Samaritaine.
Vous savez bien, celle qui devait renaître de ses cendres...

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 09:25

Lempicka_les-annees30.png

Il flotte dans l'air une odeur qui rappelle une époque que je n'ai pas connue.
Une odeur nauséabonde, celle de la fin des années 30...

Je tombe sur des blogs ouvertement racistes, homophobes, sexistes.
Les animaux y sont mieux considérés que les hommes.
Les nazis aussi aimaient beaucoup les animaux.
Je suis sûre qu'ils ont épargné les animaux des juifs raflés...

Le matin, je n'entends parler que de plans sociaux.
Hier matin, un banquier invité par France Inter, annonçait que selon la Banque de France 50% des Français ne survivaient que grâce à l'aide sociale.
La maigreur de leur salaire ne leur permettant pas d'atteindre la fin du mois.

Le Goût et moi sommes des grand-parents.
Nous n'avons pas le genre à effrayer des personnes âgées.
Alors je trouve anormal de voir sursauter les gens lorsque nous les arrêtons pour demander la direction de la gare.
Ça nous est arrivé avant hier.  
Je n'aime pas cette époque.
Lorsque nos chefs d'entreprise auront fait le tour de la planète pour faire fabriquer des trucs que personne n'achetera, il se passera quoi ?

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