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  • : Je ne suis qu'une trace, comme le sillage d'un parfum...
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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 09:19

cité des fleursHier, nous sommes partis à Paris dans le but d'acheter de la mosaïque pour rendre le plan de travail de la cuisine un peu moins tristounet.

Mais voilà, deux stations de train plus tard, plus d'électricité.
Nous avons attendu un moment puis la faim prenant le dessus, nous nous sommes aventurés dans une banlieue inconnue de nous mais très connue de certains blogueurs.

La banlieue, c'est la banlieue !
Trouver un endroit pour avaler un truc sur le pouce un lundi, c'est plus facile à écrire qu'à faire.
Nous avons finalement échoué dans un "japonais" tenus par des Chinois
Le riz était bon, l'accueil charmant, l'addition légère et la digestion lourde.

Nous avons tenté le retour à pied.
J'ai trouvé un Monoprix dans une autre ville, des tulipes noires.
L'Homme, après consultation du plan, a trouvé une rue qui nous ramenait directement chez nous.

La conclusion ?
Nous avons beaucoup marché et nous préférons toujours notre petit coin de verdure qui prend un côté printanier.
Pourvu que ça dure, si l'hiver arrive, les arbres ne diront pas merci.

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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 09:39

chat voisin
Depuis que Balagan est morte je n'ai jamais pu me résoudre à prendre un chat.
D'abord parce que j'y suis allergique et Balagan était mon allergène à moi.
Puis, surtout, le chagrin ressenti à sa perte est resté.
Elle me manque et me manquera toujours.

Mais, je dois avoir un coeur à chat puisque le chat de la voisine s'installe comme un pacha.

Finalement c'est peut être ça la solution, un chat à mi-temps...

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 09:36

Rappelez vous Israël, la Belgique et autres mésaventures que je ne vous ai pas contées.

Pour les déménagements, c'est pareil.
 J'ai rarement évoqué le 3ème arrondissement et nos changements de rue pour chercher une chose que je n'ai jamais trouvée : Le calme.

Rappelez vous notre départ à Caen.
C'était pour toujours !
Ça a duré huit mois...

J'adore le coin où j'habite mais de moins en moins l'immeuble que nous habitons.
La voisine du 3ème vient de déménager, au bout de deux mois.
Elle bat tous nos records !

Je ne vais pas la suivre car pour l'instant, j'ai mal à mes finances mais je sais déjà que cet appartement n'est pas notre dernier logis à moins d'un miracle.

Qu'on arrête de couvrir le hall d'entrée de petits papiers tous plus désagréables les uns que les autres.
 Les locataires seraient sales !
C'est faux, c'est l'entreprise de nettoyage qui oublie de venir.

Les locataires font du bruit !
C'est un peu vrai pour les plus jeunes.
Mais il faut dire que cet immeuble classé A l'a été hâtivement.
L'isolation phonique n'est pas top, en tous cas pas "Classe A".

Mon Ours chéri, toujours un peu lapidaire dans ses jugements, dit que cet immeuble a été "bâti avec le c...".
Je ne suis pas loin d'être de son avis.

Bailleurs institutionnels, bailleurs privés même combat.
C'est toujours le pot de fer contre le pot de terre.
Et le locataire dans un pot de pus...
 

 

Il faudrait que je gagne au Loto mais je n'y joue pas !
Et comme je n'ai pas d'oncle d'Amérique ou alors je l'ignore...

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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 09:30

thS2Z4VI2V

Le premier février 1954, l'Abbé Pierre lançait son appel.
Le succès en fut moyen puisque  aujourd'hui on compte 70 000 SDF de plus...

Il n'y a que F. Hollande à n'avoir pas promis qu'à la fin de son mandat, il n'y aurait plus un Français dans la rue.
Les promesses n'engagent que ceux qui y croient...

J'avais une cliente amie, elle avait été élevée dans le bidonville de Nanterre.
Tous les enfants de la fratrie ont fait des études et pourtant vivre dans un bidonville, àde Nanterre ou ailleurs, ça ne facilite pas la vie.

Comme il ne gèle pas à pierre-fendre, qu'il se contente de pleuvoir jour et nuit, cette année les SDF n'ont pas les honneurs du journal télévisé.
Comme si on ne mourait pas sous la pluie.

Dans mon coin, sur une avenue extrêmement passante, on bâtit.
Le foncier est moins cher lorsqu'on ne peut pas ouvrir ses fenêtres à cause du bruit.
On bâtit vite et on vend ou on loue hors de prix.
Ce n'est pas demain qu'on va reloger les misérables.

Coluche et ses restos du coeur, l'Abbé Pierre et ses logements, ils croyaient au provisoire.
Un jour, on ramassera les cadavres comme à Calcutta, pas grave pourvu que les actionnaires croulent sous l'argent qu'ils n'ont même pas le temps de dépenser.
S'ils n'avaient pas d'ordinateurs, ils ne pourraient même pas le compter...

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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 09:44

Ours souriant



L'Ours
n'avait même pas de barbe...
Sur son T-shirt était écrit "Put your ass on some class".
Pas très classe...

Il nous arrive à tous d'avoir rendez vous avec notre passé, l'avenir reste prévisible, nous vieillissons, si nous avons de la chance et hop c'est fini, la vie continue sans nous.

Mais le passé, c'est notre histoire, c'est rencontrer de vieux amis, parler de nos petits enfants alors que nous nous sommes connus lorsque nos enfants étaient en primaire.

Nos enfants ont bientôt l'âge qu'avaient nos parents lorsque nous nous sommes connus.
Nous ne parlons pas travail, nous dégainons les photos de nos petits-enfants.
Ils sont beaux, ils sont tous beaux, au hasard d'une photo, nous apercevons le gamin qui est venu dormir chez nous souvent, il se ressemble, toujours blond, nous ne voyons pas les premiers cheveux blancs, nous refusons de voir les premiers cheveux blancs.

L'Ours a du blanc dans sa barbe lorsqu'il ne se rase pas, mais l'Ours, je le vois souvent, je ne le vois pas vieillir, il vieillit lorsque ses copains d'enfance prennent de l'âge.

Hier, l'Ours a pris un coup de vieux, moins que nous mais quand même.
 

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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 09:13

Rimbaud.jpgBaudelaire.jpg
Le Goût a aimé la poésie.
Je ne peux écrire qu'il ne l'aime plus.
iI ne déclame plus et ne me parle guère de Rimbaud et de Verlaine.

Je ne suis pas une grande amatrice de poésie.
J'ai aimé Prévert et quelques autres mais mon amour pour eux a eu rapidement du plomb dans l'aile.

Quand j'ai rencontré le Goût, il ressemblait à un poète crotté version mai 68, alors que le joli mois de mai était fini depuis quelques années déjà.

L'Homme, qui partage ma vie depuis si longtemps, a tenté et a réussi à me séduire, non pas avec la poésie mais avec la parole.
Il parle bien.

 

Bon d'accord, je vous parle d'une époque que même son fils ne peut pas connaître.
Il ne passait pas ses journées, lorsqu'il ne traîne pas dans son Paris bien aimé, à échanger des mails avec ses lectrices chéries...

Il m'aimait.
C'était une occupation à plein temps.
Pour lui, je continuais à travailler.

Je me demande aujourd'hui, simple curiosité, à quoi aurait ressemblé sa vie de poète.
Avec Dulcinée, par exemple...

Poète crotté, c'est pas un métier de rapport...

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 08:53

Caravane-Sylvanian.jpg
Merveille a profité quelques jours de sa mère donc mardi dernier, pas de sortie d'école pour nous.

Hier, Merveille avait décidé.
Nous irions la chercher, elle dormirait ici et mercredi elle jouerait tranquillement à la maison.
Pas envie de sortir sous la pluie, pluie que j'ai entendu tomber toute la nuit.

Je vais être de coloriage, je vais jouer aux escargots, un jeu qu'elle traîne depuis très longtemps.
Un genre de petits chevaux, et la miss déteste perdre, jouer avec elle ne va pas être une partie de plaisir.

Il faudra la ramener chez elle, elle est une grande stressée et tient à faire ses devoirs.

Elle fera quelques caprices, trouvera son grand-père beaucoup plus aimant.

Hier soir, cette petite peste alors que j'élevais la voix pour la faire venir à table, a affirmé : "Je préfère Papy".

Pas grave, ma grande, je survivrai mais tu ne me feras pas tourner chèvre !

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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 09:20

Jheronimus Bosch

Brueghel d J )

Je suis arrivée à Bruxelles un peu par hasard.
J'aurais dû me retrouver à Amsterdam mais après quatre années d'hébreu, je ne me voyais pas essayer d'apprendre le néerlandais.

Ce fut donc Bruxelles.
Plus précisément à Ixelles mais à côté du bois de la Cambre.
Le seul Belge connu par l'Homme ne jurait que par Uccle.
Il apparut que ce Belge était un trou du cul de première catégorie et snob, pourtant il travaillait à la SNCB mais vivait à Uccle dans une jolie maison.

Je garde un bon souvenir de la Belgique et pourtant ce séjour nous réserva bien des surprises.
L'employeur du Goût cessa de le payer, et sans le licencier, du jour au lendemain, sa boîte ne répondit plus au téléphone et son salaire cessa de lui être versé.

La Chaussée de Waterloo resta attrayante, j'allais faire mes courses au Delaize, j'achetais mes livres chez Inno et des gâteaux au chocolat au Pain Quotidien, bien meilleur à Bruxelles qu'à Paris.

Au début, toujours innocents, nous avons cru à un malentendu, ce qui nous permettait de voir fondre notre argent sans trop d'inquiètude.

Ce n'était pas un malentendu, c'était une trahison, le Goût aurait pu pomper César et s'écrier : "Toi aussi mon fils !"

Notre petite année à Bruxelles se termina par un retour sur Paris.
Peu glorieux le retour, mais ceci est une autre histoire.
On ne tua pas le veau gras pour fêter notre retour...

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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 09:22

Rue-Rambuteau.jpgRue-Rambuteau-1.png

 

J'ai longtemps vécu dans le 3ème arrondissement, j'ai même vu construire Beaubourg.

C'était l'époque où toutes les boutiques étaient des boutiques de gros, boutiques tenues par des juifs ashkenazes.
Que c'était facile d'habiller l'Ours à l'époque...

Le quartier a changé, vraiment changé.
Les enfants du cru sont devenus médecins ou avocats et les Chinois ont commencé la course aux sacs à main et aux bijoux fantaisie.

Le Marais a toujours été gay.
Je me souviens de l'époque où, dans ma portion de rue, nous n'étions que deux commerçants hétéros.
Là aussi, ça a changé, le Marais est devenue le "Quartier Gay", un peu "princesse", très touristique, les gays ont changé de coin, ne restent que les touristes.

Les boutiques chinoises ferment, elles sont remplacées par des enseignes comme les Petites, ou Zadig et Voltaire, vous savez le bouquin préféré d'un homme politique dont j'ai oublié le nom.
Il mérite cet oubli.

Les marchands de quatre saisons ont déserté le coin.
Il faut laisser de la place aux voitures.
Le dernier marchand vendait des fleurs qui avaient connu des jours meilleurs.

Aujourd'hui, chaque fois que mes pas me conduisent dans le Marais, et ils m'y conduisent souvent, je m'amuse a chercher des traces de l'enfance de l'Ours, il en reste peu.
Même lui n'aime plus ce quartier depuis que sa grand mère est morte.

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26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 09:53

Hier, l’Ours m’a appelée.
Il a été charmant.
Du moins au début.
Il m’a dit « tu sais quoi, môman ? Eh ben Lucie elle te ressemble. »
J’ai été contente.
Il a commencé :
- Elle a les yeux clairs.
C’était bien.
- Elle a la peau claire.
C’était bien aussi.
- Elle a un peu de couperose.
C’était moins bien…
- Elle a des poils bizarres sur la tête.
C’était encore moins bien…
- Elle répète en boucle.
C’est pas bien.
- Et on ne comprend pas tout ce qu’elle dit.
C’est pas bien du tout !
Et il a osé ajouter « En fait elle tient bien de toi… »
Rhooo !!!
On est trahi que par les siens…

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Published by heure-bleue
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