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  • : Je ne suis qu'une trace, comme le sillage d'un parfum...
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30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 09:55

Le Goût a pris goût à la nostalgie, il croit qu'il parle de ses amours, en fait, il se noie dans sa jeunesse enfuie.

 

Le portrait qu'il fait de moi, aussi flatteur soit-il, ne correspond guère à la femme qui dort dans son lit.
Mes yeux sont toujours verts mais aujourd'hui, ils pochent...
Ma taille fine s'est fait la malle, dix ans de corticoïdes, quatre années de nourritures orientales ont eu raison de ma minceur.

 

Je dois reconnaitre une qualité au Goût, avec lui, je n'ai jamais eu le temps de m'ennuyer, lorsqu'il ne faisait pas une ânerie, il en préparait une autre, père de famille, son fils dormait dans la maison de campagne de ses parents, j'ai surpris le Goût prêt à mettre à feu une fusée de sa composition.
Il lui restait un oeil en état de marche, l'autre ayant été abimé par son amour des fusées.

 

Et son amour des déménagements, nous étions toujours en train de faire des cartons.
Au début, nous déménagions avec les copains, aujourd'hui, nous prenons des pro, moins efficaces et plus chers.

 

Je pourrais écrire un livre sous le Goût, un gros livre avec du rire, des larmes et du bonheur...

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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 09:34

Je ne suis pas à la rue, je mets une vingtaine de minutes à arriver à Paris, j'ai la chance de croiser la Merveille et ses parents lorsque je reviens de mes promenades.

 

L'appartement est agréable, fonctionnel, je maudis juste l'architecte, qui ne vit pas ici et a eu l'idée saugrenue de mettre des vitres partout.
Jusqu'au sol ! Au 5ème étage ! Vitres qui ne s'ouvrent pas en bas.
Résultat ? Des carreaux impossible à nettoyer correctement.

 

Mais, j'ai beau me répéter tout ça comme un mantra, je n'aime pas la banlieue, pire encore, je n'aime pas toujours la population. Moi la fille de gauche, militante des Droits de l'Homme et horrifiée par l'expulsion des Roms, je n'aime pas sa population.

 

Je n'aime pas les Ghetto et malheureusement cette ville de banlieue du 92, qui ne fait jamais parler d'elle, a la néfaste habitude d'en fabriquer. Certains immeubles ne sont habités que par des "Français d'origine maghrébine" comme disent les journalistes.

 

Cette population, habituée à être détestée, joue la carte du repli communautaire.
Ça n'arrange pas les choses, je fais donc presque toutes mes courses ou sur Paris ou au Monop'. Je vais acheter de la viande. Pas écouter des sourates. Je vais acheter du pain, et la vendeuse voilée me fait mal aux yeux...

 

C'est un sentiment que je n'ai jamais éprouvé à Paris alors que le 20ème arrondissement, que j'adore, est un melting pot. Il faut dire qu'à Paris, la mixité sociale existe, alors qu'à Caen où en banlieue, on "parque".mariée juive au maroc

 

 

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28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 10:22

canal

 

Je peine à écrire, je peine à m'installer, j'ai toujours des tableaux à accrocher, des rideaux à accrocher.
A Caen, où je n'ai passé que huit mois, la maison avait très vite pris un air habité.
Pour la première fois depuis très longtemps, j'ai hâte d'être en vacances, alors que d'habitude, je m'en moque et qu'il m'arrive souvent de zapper la case vacances, ma ville me suffit.
Ma nouvelle ville ne me suffit plus, ce n'est pas "ma" ville.

 

Hier, j'étais plongé dans un guide et pourtant, je suis allée souvent dans cette ville...

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25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 10:06

J'ai entre huit et dix ans, je ne me souviens pas exactement, je vais très souvent chez mon arrière-grand-mère, souvent à pieds, parfois en bus, je prends alors le 31 et je descends à Wagram.

 

Le 17ème arrondissement n'a jamais été très animé et lorsque j'étais enfant il l'était encore moins.
Mon arrière grand mère habitait une petite rue très calme, sans commerçant, sa rue portait le nom d'un peintre peu connu dont j'ai vu les oeuvres pour la première fois à Londres, à la Wallace Collection.

 

Ce jour-là, je fus la seule à descendre à Wagram.
Non d'ailleurs, juste avant la fermeture des portes, un jeune homme a sauté du bus derrière moi.
J'étais seule dans la rue Cardinet, cette longue rue qui va de Wagram à Pont Cardinet. Enfin je me croyais seule.

 

J'ai tourné dans la rue de mon arrière-grand-mère, un peu anxieuse, le jeune  homme était toujours derrière moi.
Pressée, je suis entrée dans l'immeuble de mon arrière-grand-mère.
La concierge n'était pas là mais, obéissante, j'ai commencé à grimper l'escalier, les enfants n'avaient pas le droit de prendre l'ascenseur seuls.
J'ai entendu des pas, le jeune homme était derrière moi, j'avais peur, puis brusquement à la hauteur du deuxième étage, il est passé en courant devant moi, j'étais rassurée.

 

Tu parles, c'était pour mieux te manger mon enfant !
Brusquement, il a surgi devant moi, m'a jetée à terre, et là, j'ai eu le bon réflexe, j'ai hurlé, mon sauveteur, un voisin, jeune homme qui marchait avec une canne car il avait eu la polio, a assommé mon agresseur.

 

La suite, j'ai un peu oublié, la police, les questions, la tête de mes parents, celle de ma grand-mère.

 

Je n'y pense pas chaque jour en me lavant les dents, mais j'y pense parfois.

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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 09:24

Merveille est revenue de vacances, tard dans la nuit, incendie à Saint Raphaël a dit la SNCF.

 

Merveille a repris possession de son territoire, c'est bientôt la rentrée, elle a joué à la maîtresse.

 

Ses élèves font la siestedortoir de merveille

 Et nous, ravis tout simplement.

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23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 08:49

Vous vous doutez bien que si je réponds à Maévina, c'est avec l'accord du Goût.

 

C'est la fin de l'été, c'est aussi le point final d'une histoire qui fut inachevée.

 

La mystérieuse commentatrice était bien l'amoureuse de mon Homme, à l'époque, je ne connaissais même pas son existence.
Elle a payé cher une courte indépendance rare à l'époque.

 

Dénoncée par une voisine, elle était attendue à Lyon et jusqu'au bac sa vie ne fut pas une vallée de roses...

 

C'était une histoire d'adolescence, ça restera un souvenir d'adolescence.

 

Ca fait bizarre d'écrire sur la vie d'un garçon de seize ans que je n'ai pas connu.

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21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 09:56

 

coeur brisé

 

 

 Pendant que le Goût répond à son courrier de ministre : "C'est elle ou c'est pas elle ?", j'essaie toujours de digérer ma verrine de velouté "concombre et menthe fraîche".

  

J'ai une longue expérience de blogueuse et je sens le "booby-trap" mais j'avoue, que comme tout le monde, je voudrais savoir.
Surtout voir, la tête du premier amour du Goût en grand-mère...
Ben oui, elle n'a pas vingt ans.
Moi non plus d'ailleurs...

  

Après demain, notre Casanova du Net accueillera sa petite fille, celle qui n'a pas voulu me parler au téléphone, mais lui a dit : "Je t'aime Papy", vous comprendrez bien que la nostalgie du mois d'août sera balayée par septembre.

 

 

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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 13:14

Ce qui fait le charme des hommes, c'est qu'ils  sont di-ffé-rents !!!

 

Je peux l'écrire, je suis mère et grand-mère et le dernier hommage que j'ai reçu dans la rue date d'au moins six mois. J'étais paraît-il "une très belle femme" !
Mon admirateur, était tellement imbibé qu'il a dû voir deux exemplaires d'Heure-Bleue, ça gâche un peu...

 

J'écoutais tout à l'heure une émission de radio et franchement, j'avais l'impression qu'on voulait castrer le dernier mâle vivant.

 

On ne connait même plus ses voisins.
Un ouvrier vous siffle dans la rue ? Le voilà immédiatement accusé de harcèlement sexuel.
Il est hors de question de copiner au bureau.
Il ne reste aux célibataires que les sites de rencontre sur le net.

 

Jeunes femmes, vous ne connaîtrez pas l'hommage gratuit du passant qui se retourne ostensiblement, l'invitation d'un inconnu qui vous offre un café, invitation que vous refusez mais qui vous flatte.

 

Finalement, c'était chouette d'avoir vingt ans au siècle dernier...

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19 août 2012 7 19 /08 /août /2012 09:50

Je n'ai ni la mémoire, ni le sens de la nostalgie de l'Homme.
A l'âge où l'Homme, qui écrit ses souvenirs, vivait un énorme chagrin d'amour, je lisais, je m'occupais de ma  petite soeur, et comme à quinze ans, les bons jours j'avais l'air d'en avoir douze, on ne peut pas dire que je croulais sous les demandes...

 

Je dois avoir la mémoire sélective, j'ai l'impression d'avoir passé ma jeunesse avec des filles, et pourtant les seuls qui ont cherché à me retrouver étaient des garçons dont je ne me souviens pas.
Même en cherchant bien.

 

J'ai même oublié le nom de famille de J.F., celui qui téléphonait à ma mère pour me retrouver, alors que j'étais mariée et mère de famille.

 

Je dois être terriblement terre-à-terre sinon je n'aurais pas survécu lorsque je suis revenue d'Israël...

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18 août 2012 6 18 /08 /août /2012 10:10

Hier matin, nous sommes descendus, tôt pour moi, acheter l'essentiel, de l'eau, des concombres et des tomates, en espérant éviter de sortir aujourd'hui et demain.

 

Je n'aime pas la chaleur.
Je ne la supporte pas.
En plus, à force de me tordre la cheville gauche, celle-ci a déclaré forfait. J'attends avec impatience le retour de mon généraliste pour passer une radio, je veux pouvoir, au mois de septembre, visiter la maison de Freud sans boiter.

 

Malgré le courant d'air, il fait déjà 28°C dans l'appartement.
Même l'Homme ne parle pas d'aller à Paris...

 

La poussière se dépose tranquillement sur les meubles.

Elle ne craint rien et le sait.
J'assure le service minimum...

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