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  • : Je ne suis qu'une trace, comme le sillage d'un parfum...
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5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 10:50

Hier soir, j'ai eu la malencontreuse idée de regarder les Desperate à la télé.

 

La 7ème saison n'est pas la meilleure mais, comme chaque année, je me laisse piéger, trois épisodes à la suite, c'est du lourd, Bree sort, enfin rentre, avec un petit jeune, c'est tendance.
Dans le 3ème épisode Suzan perd un rein dans une manifestation, c'est déjà pas top, la veille d'un examen qui angoisse votre mari, et cerise sur le gateau, elle apprend que son rein survivant ne fonctionne qu'à 5 %, que du bonheur vous dis-je, et voilà que le mot dyalise fait son entrée.

 

Cette nuit, j'avais mal à l'estomac et l'Homme avait des angoisses.

 

Tout à l'heure, le Goût passe son écho à Paris, je croise les doigts pour que ces cochonneries de calculs ne fassent plus peser cette épée de Damoclès sur sa tête.

 

Il ne dit rien mais comme par hasard "il sent son rein"...

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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 09:45

Demain, j'accompagne l'Homme qui va passer une échographie du rein avant de rencontrer mini-néphro.

 Il s'agit de vérifier si les fameux calculs cachés dans sa pyramide ont disparu, je peux vous assurer que nous sommes deux à espérer leur disparition.

 Il faut également que mon Bibelot fasse sa prise de sang, longue comme le bras, la liste et il a bien raison de les traiter de vampires.

 

Il m'arrive parfois de rêver d'une vie légérement ennuyeuse, une vie où l'Homme aurait ses deux reins, où je ne devrais pas changer de banque, c'était la seule chose stable, j'ai même gardé ma banque lorsque je suis allée vivre à Caen.

Faut croire que je n'étais pas destinée à vivre toute ma vie au même endroit, heureusement, la Merveille est là.

Merveille, à qui sa mère fait admirer un cardigan avec un écusson, et Merveille, en deuxième année de maternelle, annonce à sa mère " Eh bien, je prendrai donc le bateau pour aller au collège en Angleterre"...

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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 09:39

Officiellement, nous ne sommes pas au courant, mais nous avons appris incidemment qu'en début d'année, nous n'aurons plus de banque.
Ses locaux, bien placés, ont déjà été transformés en Musée et nous serons 6000 personnes à chercher une nouvelle banque, nous ne les intéressons plus, ils se lancent dans le micro-crédit -rentable-, les prêts aux anciens, pas les seniors, non les vrais vieux.

 Nous n'avons même plus de Directeur d'agence, le cafouillage de notre compte, s'explique par son départ et surtout son non remplacement !

J'aimais bien ma banque, je pouvais retirer de l'argent dans n'importe quel DAB, sans payer un € de plus, les frais de fonctionnement étaient les plus bas de Paris.

Bon, je les trouve un peu cavaliers de fermer sans prévenir, nous recevrons une lettre recommandée, un jour peut être, nous proposant une autre banque, un partenariat qu'ils disent...

C'est un usager de la banque qui nous a raconté tout ça, il venait rendre ses chèquiers et sa carte Visa.
L'Homme, lui, venait chercher sa nouvelle carte, il a payé son renouvellement plein pot, c'est pas très correct non ?

 

Je reconnais que la jeune femme, derrière son guichet, a eu l'air un peu gêné lorsque nous lui avons demandé confirmation de la rumeur.

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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 09:56

Les choses bougent à Tel Aviv, pas dans le bon sens, je le sens, je devine que le Goût va se faire arnaquer, mais je n'ai rien de tangible à me mettre sous la dent.

 

Sa boîte lui annonce l'ouverture d'un bureau à Amsterdam, j'avoue que je ne suis pas enchantée, le néerlandais, ça ne me parle pas.

 

On lui propose Bruxelles, et là j'avoue, je baisse la garde, ravie de me retrouver en Europe, pas loin de Paris et de mon fils.

 

Je suis chargée de trouver un appartement, je quitte Tel Aviv, sans savoir que je ne reviendrai pas, l'Homme connaît un avocat belge, il vit à Tel Aviv pour une année sabbatique, il dit qu'il faut chercher à Uccle.

 

Je pars à Bruxelles, je trouve un appartement entre la chaussée de Waterloo et l'Avenue Louise, pas loin du Marché Sainte Catherine, pour ceux qui connaissent.

 

L'appartement est grand, vide mais la cuisine est entièrement équipée, heureusement car l'appartement restera pratiquement vide, nous ne vivrons qu'une seule année à Bruxelles et les affaires du Goût ne vont pas tarder à se gâter..

 

A suivre...

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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 10:43

Avant de passer à autre chose, j'esssplique.

 

 Effectivement, en Israël, vous ne risquez pas de faire un malaise sans que quelqu'un ne propose son aide.
Mes voisins, tous centeraires, que je ne connaissais pas, savaient avant moi que j'allais partir à Paris.

 

Je partais avec un sac presque vide à Paris.
Je revenais avec un sac plein: Du fromage, du jambon, du pâté etc.
Je précise que j'habitais Tel Aviv, la ville la moins religieuse du pays où le mangeurs de jambon sont courants...

J
e n'ai jamais eu de problème pour faire garder Balagan lorsque l'Homme venait passer quelques jours à Paris avec moi.

 Mais, car il y a toujours un mais, cette entraide a des inconvénients.
C
hez eux les Israéliens tiennent table ouverte, il est donc normal que votre porte le soit. J'ai vu débarquer des amis avec leur fils, il dormait dans les bras de son père, le père est passé devant moi, il a déposé son fils dans ma chambre, éteint la télé pour éviter de réveiller la chair de sa chair et à ouvert le frigo pour prendre de l'eau fraîche.

Au début, ça surprend, après on approuve.
D'ailleurs, chez eux on est chez nous, donc...

J'ai eu le droit de tenir la main à une amie qui venait d'accoucher, sa mère vivait en France, j'ai joué les mères de subtitution, dans les maternités les gamins courent partout, les chambres sont pleines de visiteurs, et les bébés ne sont pas plus malades qu'ailleurs...

C'est un pays attachant, les filles et les garçons sont souvent superbes, et on vit comme si on allait mourir demain, c'est vrai même ici, mais là-bas, on le sait...

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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 09:55

J'ai de la chance, l'oulpan est à côté de chez moi, je traverse Gan Meïr (plutôt pelé le parc) et j'arrive sur mon lieu de torture.

 

 J'apprends l'hébreu de 8 heures à 13 heures, une récréation, pas le droit, à notre âge, d'aller dans le lavabo des professeurs.
Ça fait deux jours que je suis là, je peste déjà.

 

 Au début, je n'ose pas traverser la rue pour aller boire un bon café à l'ombre des ficus, je bois un breuvage bizarre, dans une cabane, avec des poules qui courent en plein centre ville, une chèvre...
Le propriétaire du "truc" partira un jour, laissant ses poules, et on rencontrera parfois un gallinacé en traversant le parc.

 

 C'est ça, Tel Aviv, une ville à la pointe de la technologie, et le chiffonnier qui passe en conduisant sa carriole trainée par cheval qui n'en peut plus.

Le moins qu'on puisse dire, c'est que j'ai du mal avec l'hébreu, en plus personne pour m'aider, je suis dans une classe d'Américains et de Russes, ma prof me parle parfois en français mais se fait rappeler à l'ordre par les Américains, dorlotés par tous, c'est leur pays qui finance...

Heureusement, j'ai le sens de la survie et en quelques jours, je sais déjà qui parle français au Super-Coop, je sais lire le nom de mon supermarché...

A suivre...

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 10:08

Tel-Aviv.jpg

J'ai toujours travaillé, je me retrouve seule dans un pays dont je ne parle pas la langue et mon anglais est très mauvais.
Bien fait pour moi, je me suis toujours reposée sur l'Homme.

 

J'habite le centre de Tel Aviv, à deux pas du Centre Dizengoff, centre qui fut l'objet de deux attaques et qui a brûlé une fois.
Sans l'aide de personne...
Ma première visite ? La librairie française.
Depuis, Myriam a déménagé...

 

Je suis à cinq minutes de la mer, au début, je vais boire mon café en terrasse, je mange des croissants, que je trouve meilleurs qu'à Paris.
Et pour cause à Paris, je ne mange pas de croissant.

 

Je vais faire mes courses au supermarché de Dizengoff, pas facile, c'est écrit en hébreu et pour moi l'hébreu, c'est du chinois. Je trouve l'équivalent de la Ricoré, au prix du kilo de pommes de terre à la Grande Epicerie, mais quand on aime, on ne compte pas..

 

Je suis là depuis moins de huit jours, un après midi, je vais au supermarché et je vois les clients acheter du pain en quantité , les caddies sont remplis de baguettes, la seule chose que je trouve à dire à l'Homme, c'est "les Israéliens sont de gros consommateurs de pain !".

 

Le lendemain, je vais faire mes courses, rayons enveloppés dans du papier kraft, plus de pain, plus de bière, plus de gâteux, plus de rien.
Que du pain azyme.
J'ai zappé Pessah, c'est la première et dernière fois que je me fais avoir, je fais Pessah de force, je ne connais pas encore les supermarchés russes qui, eux aussi zappent Pessah...

 

L'année suivante, je ferai comme tout le monde, je retirerai le papier kraft pour acheter mon ersatz de Ricoré...

 

A suivre...

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Published by heure-bleue
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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 10:41

J'habite au 5ème étage, j'ai un balcon grand comme un mouchoir de poche.

 

J'ai quelques plantes, dont un magnifique rosier offert par Manou, pour essayer d'adoucir mon chagrin d'avoir perdu Balagan.

 

J'aime mon rosier mais Balagan est toujours présente, il m'arrive de regarder derrière moi, espérant l'entendre miauler.

 

Et, je ne sais pas comment, elles ont réussi mais hier le Goût a supprimé une LIMACE !!!roses

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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 09:41

Je suis partie à Tel Aviv un 4 avril, il faisait un froid de loup à Paris.
L'Homme m'avait tout expliqué.
Je devais prendre le premier bus en sortant de l'avion, sinon, j'allais me retrouver dans le pétrin, ne jamais confondre un Anglais et un Israëlien.
Devinez celui qui ignore la notion de file d'attente...

 

 A Roissy, ceux qui connaissent, l'embarquement pour Israël se fait tout au bout, en plus c'est facile à trouver, ça fait du bruit, y a des gamins qui courent partout et il faut répondre à des questions, des tas de questions, surtout la première fois.
Après on ne fait plus attention, en plus comme Israël est un petit pays, on reconnaît son interlocutrice les fois suivantes...

 

 J'ai failli rater l'avion, j'étais plongée dans un livre.
Cinq heures plus tard, j'atterrissais en Terre Promise.
L'Homme m'attendait, j'avais réussi à prendre le premier bus.

 

Lorsque je suis sortie, j'ai vu les palmiers, il faisait 18°C, j'étais plutôt satisfaite.
Le soir au restaurant "Mi ve mi", j'ai mangé le meilleur filet de porc de ma vie.
"Mi ve mi" était une institution, ce restaurant n'existe plus...

Deux jours après, j'étais en Judée, suante, rouge et prête à repartir en France, il faisait 45°...

On ne m'a pas laissé le temps de souffler, j'avais à peine posé mes valises que j'allais à l'Ulpan apprendre l'hébreu...

 

A suivre...

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 10:20

Nous voila à Chatou, j'ai vendu ma librairie, assez de travailler sans cesse pour rien, si vous aimez le travail et la misère, libraire est un métier pour vous.

 

 Je m'occupe d'une librairie, la propriétaire n'est jamais là, la clientèle est pingre, exigeante.
La proximité avec Saint Germain en Laye sans doute...

 

 L'Homme fait des kilomètres pour aller travailler, et un jour, nous nous apercevons que nous passons notre temps à Paris et nous décidons de regagner la capitale.

 Avec l'Ours, je trouve un appartement dans la journée, dans mon quartier de jeunesse, et nous voilà à nouveau Parisiens, l'Ours ne sait pas encore qu'il rencontrera la femme de sa vie dans cet immeuble.

Je fais une nouvelle ânerie, j'achète une  librairie dans la partie glauque du 17ème arrondissement, je n'ai aucune excuse, je connais cet arrondissement comme ma poche, et enfant, ce coin du 17ème était déjà dangereux, je vais travailler avec un soupçon de trouille...

L'Homme, jamais en retard d'une ânerie non plus, accepte une proposition pour aller travailler à Tel Aviv, il part en éclaireur pendant qu'avec un ami, j'essaie de me défaire de ma librairie, elle ne sera pas vendue, aujourd'hui, elle est toujours fermée, nous avons perdu pas mal d'argent dans cette affaire.

Je vous la fais courte, j'arrive en Israël...

 

A suivre...

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