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  • : Je ne suis qu'une trace, comme le sillage d'un parfum...
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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 09:13

Eglise du cru
Moi il me semble hésitant.
Comme OB qui m'empêche de me connecter presque chaque matin.
Et je n'arrive toujours pas à quitter mon hébergeur...

Hier, nous avions besoin de quelques bricoles, nous avons donc décidé d'aller au Monoprix.
Pas celui qui se trouve à un quart d'heure de chez nous, non celui qui nous fait marcher un bon moment.
Celui qui donne envie d'acheter des trucs dont on n'a pas besoin.
Et on ne cède pas !
Où alors pas souvent...

En revenant, le Goût a décidé de prendre un raccourci, il peut choisir des chemins de traverse juste pour éviter la passerelle et ses escaliers diaboliques, une promesse de campagne que les habitants du cru attendent depuis 30 ans, l'ascenseur, je suis sûre que je ne verrai jamais cet ascenseur mythique.

Au retour, nous nous sommes retrouvés dehors seuls au monde, sous un ciel menaçant.
Ça sentait bon, la rose, la glycine, nous étions loin de Paris, nous aurions pu nous croire dans une petite ville de province.
Une province à cinq kilomètres et dix minutes de Paris.

Enfin dix minutes de Paris... Il nous fallait d'abord rentrer chez nous.
La promenade a duré deux heures et, preuve que nous étions bénis des dieux, il n'a pas plu.

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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 08:53

De-l-autre-cote-de-la-passerelle.jpg

Hier, j'avais l'intention d'aller arpenter un vide-greniers dans le 17ème arrondissement. Cette envie fut de courte durée, la pluie a eu raison de ma faible motivation.

J'aurais pu me lancer dans une de ces journées de ménage forcené, rares trop rares hélas.

J'aurais pu faire un gâteau.
Absolument superbe, on peut toujours espérer un miracle.
En prendre une photo et la mettre sur mon blog.
Là j'aurais cartonné !
J'aurais reçu des commentaires élogieux sur mon gâteau, sur sa beauté, etc.

Les plans les plus débiles merdouillent toujours.
Si je peux toujours prendre des photos, je ne peux plus les mettre sur le Net.
Le Goût a une entrée USB cassée dans son PC.
Evidemment c'est celle de l'appareil photo...

Il réparera un jour ou il changera la "carte-mère".
Sans doute pour l'anniversaire des seize ans de Merveille.
Il vient d'ajouter "peut être même pour son baccalauréat", enfin cette dernière hypothèse si nous sommes toujours vivants.

Finalement, je ne sais pas trop ce que j'ai fait de ma journée mais elle m'a paru aussi courte que les autres.
 
Comme quoi, il est inutile de courir comme un écureuil dans une cage...

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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 09:43

general_dourakine.jpg

Dans chaque ville, on en trouve un, dans chaque village.
Peut être pas dans les plus petits car il lui faut des spectateurs.

Il se tient de l'autre côté de la passerelle, juste à côté de chez Nicolas.
C'est son fournisseur sans doute puisque alentour on ne trouve que des commerces de bouche.

Au début, on le trouve drôle.
Sa stature impressionnante, sa gouaille, son costume, font qu'on dirait qu'il sort d'un roman de la Comtesse de Ségur.
    Seulement, à force, il lasse.
Surtout les jours où il a abusé, non pas du schnaps mais du vin.

Quelquefois, il a des copines de beuverie.
Ça fait encore plus de bruit.
Il tient alors des discours à chaque passant.
Il arrive que les gens fassent un détour pour l'éviter.

Ce n'est pas un SDF.
Lorsqu'il pleut trop fort, il est absent.
Les rares fois où il a fait froid cet hiver, il n'était pas là.
C'est juste qu'il préfère passer son temps à apostropher les passants.

 

Hier, il en tenait une sévère et je voulais rentrer.
La pluie a la mauvaise idée de nous tremper lorsqu'on fait les courses, ces temps-ci.
Les passants faisaient comme nous et lui tonnait après nous.
J'ai dû lui lancer un regard vert et rouge car il m'a menacée du Diable et de ses acolytes.

Mais mon pauvre Général, je crains plus la réalité que le fantasme...

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26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 09:38

Hiboute-1.jpg

Comment ça s'est passé ? Comment c'est arrivé ?
 

Très très bien ! C'est d'ailleurs pour ça que je ne parlerai pas du quartier où je suis allée la voir hier.
Le délai d'attente est normalement de deux mois.
Je n'ai pas envie qu'il augmente...

J'ai eu droit à "la totale" !
J'ai gagné une paire de lunettes pour ma presbytie, les miennes sont trop faibles.
Ma presbytie fait que du coup, je ne suis quasiment plus myope.
Enfin ça, c'est pour mon oeil droit.
Le gauche, celui qui "essaie" toujours le collyre en premier, précaution utile, plafonne à 1,5  /10 depuis ma naissance.
J'ai l'oeil gauche paresseux, oserais-je dire qu'avec le temps qui passe, il n'y a pas que l'oeil...

J'en ai profité pour embrasser Milky avant son déménagement et regarder un livre avec Hiboute, toujours aussi mignonne.

Le quartier de Milky est un quartier de Paris que je connais peu.
Je n'y ai même pas cherché une bonne boulangerie.
Il faut dire qu'il était tard et qu'il y a des travaux sur ma ligne de train.

PS : J'ai deux nouveaux collyres à tester pendant deux mois minimum...

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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 09:00

pivoines

Il va falloir que je trouve un petit nom pour notre deuxième Merveille, celle qui a déjà deux dents, qui rit aux éclats dans les bras de son père.

Celle qui regarde son grand-père avec sérieux et qui brusquement fait la moue et pleure.
Grand-père qui n'a pas l'habitude d'être snobé...
Oui, Merveille 1ère lui montre depuis toujours, son amour pour lui.

Petit Bébé me fait des bisous, niche sa tête dans mon cou, accepte d'être d'être seule avec moi, joue, comme sa soeur au même âge, avec mes bracelets.

Elles sont si différentes ces deux soeurs.
Merveille bébé nous a souvent été confiée, je donnais le biberon, le Goût était préposé aux couches.

Alors que Petit Bébé est nourri et changé par son père.
Nos propositions de nourrir et changer sont déclinées.
L'Ours semble vouloir profiter le plus possible de Petit Bébé.

Petit Bébé, qui nous voit quand même très souvent, nous fait passer un examen chaque fois.

Hier, lorsque nous sommes partis, elle faisait la fille avec son grand père et lui tendait ses petits bras potelés, il faut dire qu'elle était dans son parc et qu'elle adore en sortir...

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23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 09:39

Rue-vieille-du-Temple.jpg

Hier, j'étais à Paris !
Encore ? Allez vous dire.

Oui, mais hier, j'allais chez le médecin.
D'habitude, je  ne vais le voir que tous les trois mois, mais en ce moment, je lutte, sans efficacité, contre une conjonctivite allergique rétive.
La faute au printemps précoce et à la pollution...

Je n'avais pas besoin de ressembler à un lapin russe et je n'ai pas besoin de fuir les photographes.
Inutile donc de m'affubler de lunettes de soleil un jour d'orage.
D'ailleurs je ne les trouve plus depuis mon quatrième déménagement en trois ans...

Avec le Goût, nous avons des plaisirs simples.
Nous jouons à  "Tiens, la boutique a encore changé, c'était quoi avant ? "

En période de crise, les vêtements, les sacs, les machins branchés résistent mal.
Ils durent ce qui durent les roses, l'espace d'un matin.

En ce moment, énorme poussée des restaurants à hamburger.
Mais le hamburger de luxe ! Le hamburger à la viande de Salers, avec pain maison.
Dans six mois tous ces restaurants vendront des Döner...
Population fauchée rime avec nourriture pas chère.
Mais nourriture remise au goût du jour...

Nous sommes rentrés sous une pluie battante après avoir quand même fait le détour pour acheter notre pain rue Rambuteau.

En sortant de la gare, il ne pleuvait plus.
Ça sentait le lilas et la glycine...

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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 09:13

Les-parisiennes-Kiraz.png
Je suis Parisienne et ça ne me gêne pas.

Je suis Parisienne, même si j'habite à cinq kilomètres de Paris.

Et, comme toute bonne Parisienne, je ne connais que quelques quartiers de Paris.

Je connais peu le XVIIIème arrondissement sauf son énorme meringue et ses cars de touristes.
Je connais mieux le IXème arrondissement.

J'adore les passages de Paris.
J'aime le passage Jouffroy même si les touristes y sont plus nombreux que les Parisiens.
L'abandon du passage Verdeau par ses boutiquiers m'attriste.
J'ai travaillé à côté de la Bourse.
J'y ai connu le Goût et lorsque nos pas nous entraînent dans ce quartier, nous ne reconnaissons pas grand chose.
Sauf ce magasin de chaussures sur mesures qui résiste.

J'aime retrouver les traces de Rimbaud.
Lui aussi a habité une petite rue des Batignolles.

J'aime, au hasard de mes promenades, apprendre qu'Offenbach habitait à côté de chez Lancel.

Je ne vais jamais "bader" aux Champs Elysées.
Je ne trouve pas que cette avenue ait du charme.
Vuitton me laisse de marbre, les grandes enseignes aussi.

J'aimais encore plus le Paris de ma jeunesse.
Le Paris où les portes n'avaient pas de code.
Le Paris où, passant une modeste porte, on se retrouvait à la campagne.
On se contentait d'admirer.
On n'avait pas de portable.
On n'avait pas d'APN.
Et c'était bien...

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21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 09:25

Merveille est partie en vacances, pauvre petite chose.
Elle mangera une glace chez Sénéquier pour moi...

Avant de partir, elle a cherché les oeufs sur la terrasse et, comme d'habitude, elle a offert du chocolat à son grand-père.
Son grand-père ne refuse jamais le chocolat.

Sa petite soeur, qui aura bientôt neuf mois, le temps s'affole, a dormi "en prison".
Merveille appelle le parc "la prison", elle a oublié qu'elle aussi avait essayé de quitter sa prison dorée.

Le repas était délicieux.
La purée digne de celle de Robuchon.
Nous sommes rentrés à pied, lentement, seuls au monde ou presque.

Nous avons sauté le dîner.
Eh non, nous n'arrivons plus à faire deux vrais repas par jour...

C'était bien.
Petit bébé pleure lorsqu'elle voit son grand père.
Cela réjouit Merveille qui le considère comme sa propriété inaliénable.

Elles sont belles mes petites filles.
   

Je n'en dirai pas plus.

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20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 09:25

Vous ne connaissez pas ma belle mère mais vous connaissez le personnage à travers les récits du Goût.

C'était une mère abusive et une belle mère odieuse.

Lorsque l'Ours était petit, je devais absolument travailler car nous avions besoin de mon salaire.
L'Ours est allé un peu à l'école maternelle, c'était ma belle mère qui le faisait déjeuner le midi, l'Ours n'est jamais allé à la cantine.

Lorsque je pouvais aller le chercher le soir, sa maîtresse se plaignait sans cesse de ma belle-mère.
Je la comprenais mais je ne pouvais pas lui dire tout le mal que je pensais de la grand'mère de mon fils.
Déjà que la mère du Goût avait nié mon existence en décidant que l'Ours était son fils, donc le frère de son père...
Vous avez dit étrange ?

Du coup, c'est moi qui suis allée voir un psy pour soigner une sévère dépression ! Ma belle mère, elle, est restée fidèle à son personnage de sorcière méchante.
Elle est morte âgée, en prétendant toujours que l'Ours était son fils mais je ne la voyais plus depuis longtemps.
J'avais compris que "l'éloge de la folie," ce n'était pas mon truc.

Mais revenons à la candide Erendira.
La maîtresse devait avoir un problème avec sa mère où sa belle mère car elle me saoulait avec ma belle-mère.
L'année scolaire fut un calvaire, pour elle et pour moi.
J'avalais des cachets, je pleurais.
Il n'y avait pas de place pour une autre grand mère diabolique...

Je n'ai jamais fait de cadeau aux institutrices de mon fils, sauf à cette maîtresse.
Je lui ai offert "L'incroyable et triste histoire de la candide Erendira et de sa grand mère diabolique" de Garcia Marquez.

L'année suivante, l'Ours allait chez une femme merveilleuse prendre son repas, c'était mieux pour lui et fut un soulagement pour moi...

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19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 08:38

au bon beurre   
Je ne sais même plus quand j'ai ouvert mon premier blog, c'était sur 20six, on nous donnait des bonbons virtuels, c'était foutraque et on trouvait déjà des empêcheurs de bloguer en rond.

Le temps a passé.

Je suis devenue grand-mère.
J'ai eu des moments de joie intenses avec la naissance de Merveille.
Des moments moins drôles mais une chose est restée immuable : Les commentateurs anonymes.

Les anonymes me font suer !
Je veux bien reconnaître que je peux en agacer certains mais qu'ils me le disent en en face !
Qu'ils signent !
Que je puisse leur répondre !
J'ai toujours levé la main pour me dénoncer lorsque je faisais une ânerie alors j'ai du mal avec ceux qui font leurs coups en douce...

Je déteste le genre " Oh mon Dieu, je ne peux pas la voir celle là mais je ne peux  pas lui dire en face ! "
Ils me font penser au livre de Jean Dutourd "Au bon beurre", de bons Français qui font du marché noir à grande échelle et donnent des leçons de morale aux autres.

Je préfère raconter mes bons moments plutôt que mes galères et mes lectures plutôt que mes insomnies.


Je suis une Parisienne et je brûle ce que j'ai adoré la veille.
Oui, je suis snob.
Encore plus snob que tout à l'heure.

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