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  • : Je ne suis qu'une trace, comme le sillage d'un parfum...
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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 10:43

Avant de passer à autre chose, j'esssplique.

 

 Effectivement, en Israël, vous ne risquez pas de faire un malaise sans que quelqu'un ne propose son aide.
Mes voisins, tous centeraires, que je ne connaissais pas, savaient avant moi que j'allais partir à Paris.

 

Je partais avec un sac presque vide à Paris.
Je revenais avec un sac plein: Du fromage, du jambon, du pâté etc.
Je précise que j'habitais Tel Aviv, la ville la moins religieuse du pays où le mangeurs de jambon sont courants...

J
e n'ai jamais eu de problème pour faire garder Balagan lorsque l'Homme venait passer quelques jours à Paris avec moi.

 Mais, car il y a toujours un mais, cette entraide a des inconvénients.
C
hez eux les Israéliens tiennent table ouverte, il est donc normal que votre porte le soit. J'ai vu débarquer des amis avec leur fils, il dormait dans les bras de son père, le père est passé devant moi, il a déposé son fils dans ma chambre, éteint la télé pour éviter de réveiller la chair de sa chair et à ouvert le frigo pour prendre de l'eau fraîche.

Au début, ça surprend, après on approuve.
D'ailleurs, chez eux on est chez nous, donc...

J'ai eu le droit de tenir la main à une amie qui venait d'accoucher, sa mère vivait en France, j'ai joué les mères de subtitution, dans les maternités les gamins courent partout, les chambres sont pleines de visiteurs, et les bébés ne sont pas plus malades qu'ailleurs...

C'est un pays attachant, les filles et les garçons sont souvent superbes, et on vit comme si on allait mourir demain, c'est vrai même ici, mais là-bas, on le sait...

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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 09:55

J'ai de la chance, l'oulpan est à côté de chez moi, je traverse Gan Meïr (plutôt pelé le parc) et j'arrive sur mon lieu de torture.

 

 J'apprends l'hébreu de 8 heures à 13 heures, une récréation, pas le droit, à notre âge, d'aller dans le lavabo des professeurs.
Ça fait deux jours que je suis là, je peste déjà.

 

 Au début, je n'ose pas traverser la rue pour aller boire un bon café à l'ombre des ficus, je bois un breuvage bizarre, dans une cabane, avec des poules qui courent en plein centre ville, une chèvre...
Le propriétaire du "truc" partira un jour, laissant ses poules, et on rencontrera parfois un gallinacé en traversant le parc.

 

 C'est ça, Tel Aviv, une ville à la pointe de la technologie, et le chiffonnier qui passe en conduisant sa carriole trainée par cheval qui n'en peut plus.

Le moins qu'on puisse dire, c'est que j'ai du mal avec l'hébreu, en plus personne pour m'aider, je suis dans une classe d'Américains et de Russes, ma prof me parle parfois en français mais se fait rappeler à l'ordre par les Américains, dorlotés par tous, c'est leur pays qui finance...

Heureusement, j'ai le sens de la survie et en quelques jours, je sais déjà qui parle français au Super-Coop, je sais lire le nom de mon supermarché...

A suivre...

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 10:41

J'habite au 5ème étage, j'ai un balcon grand comme un mouchoir de poche.

 

J'ai quelques plantes, dont un magnifique rosier offert par Manou, pour essayer d'adoucir mon chagrin d'avoir perdu Balagan.

 

J'aime mon rosier mais Balagan est toujours présente, il m'arrive de regarder derrière moi, espérant l'entendre miauler.

 

Et, je ne sais pas comment, elles ont réussi mais hier le Goût a supprimé une LIMACE !!!roses

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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 09:41

Je suis partie à Tel Aviv un 4 avril, il faisait un froid de loup à Paris.
L'Homme m'avait tout expliqué.
Je devais prendre le premier bus en sortant de l'avion, sinon, j'allais me retrouver dans le pétrin, ne jamais confondre un Anglais et un Israëlien.
Devinez celui qui ignore la notion de file d'attente...

 

 A Roissy, ceux qui connaissent, l'embarquement pour Israël se fait tout au bout, en plus c'est facile à trouver, ça fait du bruit, y a des gamins qui courent partout et il faut répondre à des questions, des tas de questions, surtout la première fois.
Après on ne fait plus attention, en plus comme Israël est un petit pays, on reconnaît son interlocutrice les fois suivantes...

 

 J'ai failli rater l'avion, j'étais plongée dans un livre.
Cinq heures plus tard, j'atterrissais en Terre Promise.
L'Homme m'attendait, j'avais réussi à prendre le premier bus.

 

Lorsque je suis sortie, j'ai vu les palmiers, il faisait 18°C, j'étais plutôt satisfaite.
Le soir au restaurant "Mi ve mi", j'ai mangé le meilleur filet de porc de ma vie.
"Mi ve mi" était une institution, ce restaurant n'existe plus...

Deux jours après, j'étais en Judée, suante, rouge et prête à repartir en France, il faisait 45°...

On ne m'a pas laissé le temps de souffler, j'avais à peine posé mes valises que j'allais à l'Ulpan apprendre l'hébreu...

 

A suivre...

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 10:20

Nous voila à Chatou, j'ai vendu ma librairie, assez de travailler sans cesse pour rien, si vous aimez le travail et la misère, libraire est un métier pour vous.

 

 Je m'occupe d'une librairie, la propriétaire n'est jamais là, la clientèle est pingre, exigeante.
La proximité avec Saint Germain en Laye sans doute...

 

 L'Homme fait des kilomètres pour aller travailler, et un jour, nous nous apercevons que nous passons notre temps à Paris et nous décidons de regagner la capitale.

 Avec l'Ours, je trouve un appartement dans la journée, dans mon quartier de jeunesse, et nous voilà à nouveau Parisiens, l'Ours ne sait pas encore qu'il rencontrera la femme de sa vie dans cet immeuble.

Je fais une nouvelle ânerie, j'achète une  librairie dans la partie glauque du 17ème arrondissement, je n'ai aucune excuse, je connais cet arrondissement comme ma poche, et enfant, ce coin du 17ème était déjà dangereux, je vais travailler avec un soupçon de trouille...

L'Homme, jamais en retard d'une ânerie non plus, accepte une proposition pour aller travailler à Tel Aviv, il part en éclaireur pendant qu'avec un ami, j'essaie de me défaire de ma librairie, elle ne sera pas vendue, aujourd'hui, elle est toujours fermée, nous avons perdu pas mal d'argent dans cette affaire.

Je vous la fais courte, j'arrive en Israël...

 

A suivre...

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 10:02

J'ai vécu 18 ans dans le 17ème arrondissement, mon quartier d'enfance, je m'y promène parfois, la nostalgie a fichu le camp.

 

 J'ai quitté mes parents et j'ai loué ma première chambre de bonne, rue Saint Séverin, juste en face de l'Eglise, invisible pour moi car ma seule fenêtre était une fenêtre sur cour.
Une cour qui sentait mauvais.
J'avais la chance d
e vivre dans un immeuble avec restaurant et les cuisines de "ce truc" donnaient sur la cour.
J'espère qu'aucun touriste n'est mort d'avoir mangé là...

 

 Je passe sur les autres chambres, rien n'a changé, plus c'est petit, plus c'est moche, plus c'est onéreux, comme je travaillais la journée et que je poursuivais mes études le soir, finalement je passais peu de temps dans ma chaumière.

Ensuite, je me suis mariée, j'ai vécu 15 ans dans le Marais, j'ai acheté ma première librairie et j'ai déménagé très souvent, à l'époque, c'était facile.
J'essayais de trouver du calme, pas la peine d'écrire que je ne l'ai jamais trouvé dans ce quartier...

J'ai passé une seule année dans le 11ème arrondissement, un quartier que je n'aime toujours pas, même en plein soleil, il est triste.

Nous avons passé l'année à chercher un autre appartement, c'était devenu moins simple, on ne trouvait rien, c'est comme çà que j'ai atterri en banlieue ouest, à Chatou, ce n'est même pas vraiment la banlieue, c'est carrément la province...

J'arrête là, pour aujourd'hui, je ne suis même pas encore rendue à l'époque où je suis retournée vivre dans mon quartier d'enfance...

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 09:37

L'autre jour, nous avons eu envie d'aller chercher Merveille à l'école. Nous n'avons pas prévenu, donc nous attendons dehors, c'est L'Ours qui vient la chercher, pressé, comme toujours...

 

 Merveille demande si elle peut venir jouer à la maison, juste au moment où j'accepte, son père dit non, Merveille pas folle : "Tu disais quoi Mamie ?".

 

 Merveille a décidé de venir jouer à la maison ce dimanche, elle a refusé la Brocante, elle joue tranquille avec mes bracelets, en casse un, en plastique pleine peau, décide de garder les reliques.

 

Merveille a faim, deux grandes tartines bien beurrées, elle a toujours faim, son grand père lui propose de la salade de pommes de terre, il retirera les oignons, Merveille ne les aime pas, deux assiettes plus tard, la dernière lèchée pendant que j'ai le dos tourné laissera des traces sur son T-sirt, Merveille retourne à ses jeux.

Al'heure de retourner chez ses parents -Merveille a école le lendemain- , je lui demande en riant si ses parents la nourrissent, Merveille me répond : "Parfois, je me demande...", elle a l'oeil qui frise...

Je suis une grand mère heureuse, Merveille a de l'humour.

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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 10:27

Lorsque nous sommes arrivés dans le 9.2, nous sommes allés nous inscrire sur les listes électorales, aucun problème, ça mérite d'être souligné.

 

En ce qui concerne la Sécurité Sociale, enfin sociale..., c'est vite dit, les choses sont plus compliquées.
Nous sommes allés mettre nos cartes à jour, l'Homme a alors vu la sienne "invalidée".
Il a dû se faire faire une attestation et attendre plusieurs mois une magnifique carte vitale avec photo.

 

 Quant à moi, je dépends toujours de la Sécu de Caen, malgré mes démarches.
Je suis une "sans adresse" à Caen mais je bénéficie d'une couverture sociale dans une ville que je n'habite plus depuis six mois !

 

 J'ai fait le siège de la Sécu de ma nouvelle ville en vain, j'ai trouvé des interlocutrices charmantes mais la courtoisie n'assure pas l'efficacité.

 

La Sécu des Hauts de Seine a fini par me conseiller de rester comme ça sinon j'allais me retrouver sans couverture sociale.

Donc, ce matin, j'avais un mail de ma caisse du Calvados.

Kafka ! Sors de ce corps ! 

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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 09:16

Je ne résiste pas.

 

Lu dans le Libé du samedi 17 une annonce :

 annonce gonflée

 

Remerciements à Libération

 

Innocence de la personne ? Escroquerie ? Farce ?

 

Je me pose encore la question ce matin...

 

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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 09:24

Le grand père est l'ogre, il le fait très bien, la Merveille adore son "Ça sent la chair fraîche ! Il y a des petits enfants cachés ici ! Je veux en manger un tout de suite ! "...

 

Je fais le loup, la Merveille se cache et je fais semblant de ne pas la trouver, je l'entends rire, elle est sous la table, je fais semblant de ne pas la trouver, elle glousse derrière la porte de la cuisine.

 

L'Ours, lui, râle. Il est enrhumé, c'est bien le fils de son père, il ne lit pas mon blog mais me parle de mes derniers articles...

 

Comment voulez vous que je me lâche, l'Ours est le lecteur le plus critique, enfin celui qui me le dit...

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