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  • : Je ne suis qu'une trace, comme le sillage d'un parfum...
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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 09:49

notre dame   

C’était bien, c’était chouette. Comme dit la chanson…
Nous avions découvert Odette, ce salon aux choux à la crème, tout à fait par hasard en sortant de Saint Julien le Pauvre.
Chez Odette
Oui, Paris propose toujours des haltes gourmandes.
On dit qu'à partir d'un certain âge, il faut choisir entre ses joues et ses fesses.
Je crois qu'à ce moment, j'ai choisi mes joues...
Choux à la crème
Vous me comprenez ?
Nous avons passé un bon moment avec notre amie. Un peu court mais elle avait un rendez-vous.
Le Goût et moi sommes donc partis à la recherche de souvenirs dans le quartier.
J'ai habité une chambre de bonne rue Saint Séverin.
C’était au dernier étage et je me suis souvent demandé alors si le toit me tomberait dessus ou si j’allais passer à l’étage en dessous à travers le plancher...

Puis nous sommes allés voir l'immeuble de ma grand mère, la mère de ma mère.
C’était dans un chouette immeuble rue des Bernardins.
J'ai eu bien du mal à reconnaître la maison.

Nous avons ensuite emprunté le Pont de l'Archevêché, regardé les cadenas, principale attraction des touristes.
Pfff...

Nous avons enfin rejoint l'Hôtel de Ville par le pont d’Arcole et choisi la rue du Temple pour aller vers Saint Lazare, pour changer de la rue Beaubourg.

Pour ce qui me concerne, je n'ai pas la nostalgie de ce quartier.
J’y ai vécu longtemps, l'Ours est allé au Lycée dans le coin, maintenant j'y vais en touriste.
Le Goût, lui, y a beaucoup plus de souvenirs.

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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 09:40

Galeries Lafayette
C'est lundi, c'est pas ravioli.

Je n'ai pas envie d'écrire...

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18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 09:35

musiciensfin de manif   



Partir le nez au vent, comme des touristes, pour parcourir sa ville.

Croiser des têtes connues, Jean François Kahn, Pierre Bellemare, une chanteuse pianiste américaine dont j'ai oublié le nom mais adulée par des fans très gays.

S'arrêter dans un endroit charmant, découvert lors d'une autre promenade.
Regretter d'avoir oublié que le brunch était tentant et se contenter d'un café...

Sortir et apercevoir la fin d'un manifestation, toute petite la manifestation.
Regretter que le joli mois de mai ne mobilise pas plus.

Ne pas croiser George Clooney, toujours plus séduisant malgré le temps qui passe.
Même pour lui...

Résister à de l'huile d'olive présentée dans un écrin, comme un étonnant bijou.
N'être pas surprise de ne pas lire le prix...

S'arrêter à l'Opéra, s'amuser d'un orchestre de jeunes gens plus drôles que talentueux.

Traverser les Galeries Lafayette en espérant y trouver un peu de fraîcheur.
Y voir essentiellement des touristes chinois.
Acheter des entremets et du pain Kayser.

Rentrer dans notre banlieue.
Sentir une petite brise.
Trouver, comme d'habitude, le chat du voisin installé chez nous...

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17 mai 2014 6 17 /05 /mai /2014 09:13

Pin-up-a-la-voiture.jpg
J'écris souvent que Merveille est jalouse de sa petite soeur mais qu'en était il de moi à l'arrivée de ma soeur ?
Arrivée étrange qui serait trop longue à vous conter...

J'étais fille unique, je vivais avec mon père.
Ma mère est revenue avec ma soeur.
Je ne me rappelle pas avoir été jalouse et pourtant...

Ma soeur du milieu, la cadette mais elle est resté ma soeur du milieu, a été maltraitée en toute innocence par son ainée.
Je lui ai lavé les cheveux à l'eau si chaude qu'elle en avait le crâne rosi.
Je me souviens de mes demandes pressantes de n'en rien dire à ma mère.

Plus tard, je me rappelle lui avoir proposé d'égaliser sa frange.
Même le coiffeur n'a pu réparer les dégâts...

Encore plus tard, je crois que j'étais "un peu" jalouse de son bracelet en or.
J'ai emprunté le bracelet, il a glissé dans les toilettes et j'ai tiré la chasse.
Je crois qu'elle m'en veut encore...

Mes deux soeurs affirment que j'ai gâché leur adolescence.
J'étais maigre comme un clou, elle avait les rondeurs de l'enfance.
Je ricanais férocement dans les boutiques de vêtements où je les accompagnais.
Elles sont vengées, la cortisone ne m'a pas fait de cadeau.

Et vous, comment étiez vous avec vos frères ou soeurs ?

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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 09:48

pin-up-annee-40-Chicago.jpg

Vendredi !
Les jours filent à toute vitesse alors que j'aimerais les retenir, profiter pleinement de la septième année de Merveille, engranger les sourires du bébé mais le temps ne me laisse pas le temps.

A peine le temps de me retourner et le mois de juin sera là.
Le Goût passera une journée à l'hôpital pour  un néphro-test.
J'espère que son fils pourra lui passer un PC portable sinon sa journée, entre deux examens, sera interminable.
La mienne aussi puisque je n'ai pas le droit de l'accompagner.
Je me ferai des films, pas des comédies...

Cette année, à cause de ce fichu examen, tous les autres seront retardés.
Le scanner sera pour le mois de juillet.
Je n'ai pas fini de croiser les doigts...

Fin juillet ?
La petite aura un an ! Je vous le confirme le temps passe trop vite !
 

Septembre ?
Merveille sera en CE1.
Non ! Pas déjà ?

Octobre ?
Si mes finances sont meilleures, j'irai peut être à Londres chez ma Tornade.
 

A peine le temps de se retourner, on préparera déjà Noël.

Stooop !!! Je ne veux pas retomber en enfance !
Je veux avoir sept ans et trouver l'année interminable...

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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 09:27

Pin-up-annee-30.jpg
Il n'avait pas précisé l'heure.
Finalement, je ne suis aperçue que l'Ours avait le même rapport bizarre à l'heure que sa mère.
Lui qui donne l'heure à la seconde près a des rendez-vous assez "flottants".

Merveille nous a aperçus, a couru vers nous et est repartie dans la bibliothèque.
Je l'ai rejointe pendant qu'elle choisissait ses livres.

Merveille a sept ans, se considère comme une grande, refuse les conseils, a choisi un peu n'importe quoi pour quitter l'endroit plus vite.
Je la comprends.
Pour choisir des livres, il faut être tranquille et nous étions trop nombreux.
Elle est repartie avec une pile de livres.

Merveille a décidé de rester avec nous, nous a entrainés dans le petit musée de la ville.
J'ai grimpé des escaliers bien raides. J'ai regardé des téléphones.
J'ai même vu mon "S63", mon téléphone gris à cadran !
Merveille m'a regardée comme une antiquité pour avoir utilisé cet appareil pendant des années.
Pour me venger, je lui ai appris que son père aussi avait utilisé ce téléphone à cadran...

Puis nous l'avons reconduite chez elle et c'est Papy qui lui a fait faire ses devoirs.
Il lui a fait lire deux textes, "en y mettant le ton s'il te plaît", elle "y a mis le ton", c'est nettement mieux, elle aime mais dit "Mais je peux pas lire avec ta voix, Papyyy..."
Merveille ne râle pas avec son grand père, elle lui tient la main, le défend contre moi. Merveille aime son grand-père d'un amour sans faille.
Amour encore plus grand depuis la naissance de sa soeur...
Soeur qui pleure en regardant son grand-père mais qui a le tort de faire de grands sourires à sa grand mère.

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 09:36

Pin-up-20.jpg
Ça commence mal, je n'ai pas de fille et l'ainée de mes petites filles vient d'avoir sept ans, l'âge de raison ?

Hier soir, j'écoutais "le téléphone sonne" sur France Inter.
Le sujet, brûlant d'actualité, portait sur les retraités.
Vous savez, ceux qui pendant dix-huit mois verront leur pouvoir d'achat se réduire comme peau de chagrin.

Et là, je regarde le Goût et on se marre !
"Pour passer une bonne retraite, il faut commencer à préparer sa retraite à 20 ans !" nous dit la radio.
Oui, vous avez bien lu, vingt ans !
Mais ils se moquent de nous !
Lorsque j'avais vingt ans je pensais qu'à cinquante ans, j'aurais tout lu, tout vu, aimé à en perdre la raison et qu'il ne me resterait plus qu'à mourir...

Lorsque j'ai eu quarante ans, j'ai trouvé que c'était le plus bel âge de la vie.
Je ne voulais plus bouger et la retraite, je n'en avais rien à faire, j'étais dans ma librairie, je faisais le plus beau métier du monde et je ne pensais même pas qu'un jour, l'Ours serait marié et père de famille.

Aujourd'hui, je suis retraitée.
Quel vilain mot, je préfère dire que je ne travaille plus.
J'ai deux petites filles, un fils -presque- adulte et un mari toujours très chevelu mais avec plus d'argent dans les cheveux que dans les poches.

Le temps passe beaucoup plus vite que lorsque j'avais vingt ans.
J'ai dépassé cinquante ans et je n'ai plus envie de mourir du tout.
Je trouve qu'il me reste trop de choses à faire.
Je sais déjà que le monde est trop vaste et que je n'irai pas partout et que je ne verrai certainement pas mes Merveilles mères à leur tour.


Quelle fumisterie que penser à la retraite à vingt ans...

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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 09:51

Le-manoir-de-Tyneford.jpg
Que faire lorsqu'il pleut ?
Se faire tremper en allant chercher la baguette.
On le fait chaque jour.
Déjeuner avec un ami qu'on ne voit plus souvent car il a choisi le midi pour le reste de son temps ?
C'est fait.
Remettre à un jour de soleil les trucs urgents, ceux qui perdent rapidement, leur caractère d'urgence ?
C'est fait également.

Il reste le repassage et la lecture...
Je repasse souvent, mal et peu.
Je lis beaucoup mais comme je lis pour moi, je ne sais pas si je lis mal...

Vous connaissez mes préfèrences littéraires : Les romans anglais, les études sociologiques, les américains et le judaïsme.

Je suis donc à Vienne pour peu de temps.
Ma Viennoise juive doit se réfugier en Angleterre et, de jeune bourgeoise, doit devenir bonne à tout faire.
Je suis d'accord avec elle, il faut mieux faire le ménage chez les autres que finir en pain de savon.

Si la pluie perdure, vous apprendrez vite si j'ai été conquise.

Ma pile de livres diminue mais j'ai décidé de la lire entièrement avant de passer devant un rayon de librairie.
Mais je ne sais pas résister...

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 09:21

bouquet jacinthes
Hier, il me fallait du pain, du sel.
Et des pivoines !

Lorsque nous sommes sortis, le ciel était plus que menaçant.
Qu'importe ! Toujours optimiste, j'ai cru que nous aurions le temps et échapperions à l'averse.
C'était sans compter sur la lenteur de la boulangère, la seule ouverte le dimanche.

Quand je suis arrivée chez le fleuriste, de grosses gouttes commençaient à s'écraser par terre.
Nous étions plus ou moins protégés par les arbres.
J'ai regardé les pivoines.
Vingt €uros la petite botte !!!
J'ai donc décidé qu'il était urgent d'attendre...

Têtue, je suis quand même passée sur le marché.
Couvert le marché et presque sans exposants.
Le marchand de fleurs faisait le pont ou avait changé de coin...

Et c'est sous une pluie battante que nous suis rentrés chez nous, sans fleurs mais en protégeant la baguette.

Le reste de la journée, je me suis occupée, même pas eu le courage d'aller au cinéma, il faut dire que je dois prendre le train et que les programmes n'étaient pas à mon goût.

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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 09:13

Annie-Ernaux.jpgRegarde-les-lumieres-mon-amour.jpgJ'ai lu les livres d'Annie Ernaux, de "La Place" à "Les années" et un jour, comme ça, j'ai cessé de la lire.

"Regarde les lumières mon amour" raconte une année de passage au supermarché Auchan des Trois Fontaines à Cergy.

Je savais qu'Annie Ernaux habitait Cergy, ça m'a toujours semblé bizarre de voir un écrivain choisir de vivre en banlieue et surtout de choisir Cergy.
Versailles, Le Vesinet, Saint Germain en Laye, ce n'est pas la banlieue, c'est la province mais Cergy c'est de la vraie banlieue avec de la douleur, des cris et de la fureur.

Et puis choisir comme sujet d'écriture, le supermarché, le grand, le truc sur deux étages, dans un centre commercial, trop de lumière, trop de bruit, elle n'est pas sociologue Annie Ernaux, c'est un Sautet féminin, lui racontait les choses de la vie chez les bourgeois, elle, elle raconte le silence qui règne lorsqu'un membre de la famille change de classe, elle est l'universitaire qui n'a plus de mots pour parler à sa mère.

A la lecture de ce petit livre, vendu à mon Monoprix, je me suis aperçue que je ne mettais jamais les pieds dans les centres commerciaux,  je crois que je suis allée en tout quatre fois dans un truc comme ça, dont la dernière fois dans un centre Leclerc au bout du bout du monde, ou nous avons acheté  une cocotte, qui en plus attache déjà.

Elle a un chouette regard Annie Ernaux, elle voit les femmes voilées qui viennent le soir toujours avec un homme, les ados désoeuvrés qui trainent des heures devant les i-Phone, et le coin librairie toujours désert.

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