Le lundi, c'est Merveille. Pas tous les lundis, pas toute la journée mais juste assez aujourd'hui pour arriver trempée. Le Bibelot, qui pourtant le fait très bien, a envie de couscous. Le grand père habille sa petite fille, entraîne son fils et nous voilà tous les quatre au bistrot du coin. La Merveille mange du couscous, arrière petite fille de pied-noir, elle ne boude pas son plaisir. En sortant, nous nous arrêtons au Monoprix, juste quelques bricoles, les clients sont absents, les caissières aussi, ça m'agace de faire la queue lorsque nous sommes 12 malheureux clients !!!
Je sais que c'est lundi mais je suis troublée par le nombre de boutiques à céder, "à remettre" comme disent les Belges, déroutée par le nombre de panneaux qui signale des appartements à vendre ou à louer.
Dans quelques mois, si la crise continue, et elle va continuer, dans les rues parisiennes on ne trouvera plus de commerces de proximité, c'est triste une ville sous une pluie battante, sans trop de voitures, je vous rassure, c'est le dernier bien que les parisiens fauchés laisseront au garage.
Pendant la crise, les affaires continuent, y a ceux qui jouent à la baisse, l'argent des banques renflouées avec nos sous, qui payent des séjours de luxe à ceux qui ont perdu l'argent des retraités, les sans domicile fixe toujours plus nombreux, les maisons à vendre 5$, la CAMIF qui met sur le pavé 960 salariés.
Et nous qui avons travaillé toute notre vie, pour une retraite misérable, nous aidons nos enfants comme nous le pouvons.
J'espère que j'ai réussi à vous pourrir votre fin d'après midi...
tant que l'on peut encore descendre manger un couscous, tout n'est pas encore perdu, je crois : il reste quelques valeurs, au moins celle du bien recevoir et du bien manger...
Sourire !!! Même pas !!! De toute façon, un jour ou l'autre, ça va exploser. Les carottes, ça n'a qu'un temps. Et elles partent si vite en purée en ce moment,qu'il ne reste que le jus !!
Dans ce lent désagrégement de la Société, le plus pernicieux est que l'on s'y habitue à ces nouvelles merdiques, tu vas voir qu'on va finir par les trouver normales ...<br />
Mais je reste optimiste, il le faut, de toutes façons qu'est ce qu'on peut faire d'autre ?<br />
J'ai besoin de croire en des jours meilleurs ne serait-ce que pour mes petits-enfants.<br />
Bisous d'espérance.<br />
Marie-Ange
Tu as réussi! t'es trop forte Mimi! Bon j'attends Maky et les petits, partis dans les rochers, pourvu qu'Eugénie ne s'endorme pas dans la voiture, c'est mon seul souci du moment
Ben, c'est à dire que, comme les Bourses depuis un mois, j'aurais aimé avoir les moyens de perdre 25.000 milliards de $.<br />
Tu imagines la taille d'un couscous de ce prix ?<br />
Elle aurait eu une blouse dans un sale état, la Merveille...