Je ne suis qu'une trace, comme le sillage d'un parfum...
Merci à Chantal de venir me lire de Bruxelles. Bruxelles, ma belle. Bruxelles, la ville où j'ai vécu un an en revenant de Tel-Aviv.
On ne peut pas trouver contraste plus saisissant qu'entre ces deux villes, Tel-Aviv court, ne dort jamais. Une petite faim au milieu de la nuit ? L'épicerie du coin de la rue fournira bägel et eau.
Bruxelles prend son temps, ses magasins ferment tôt. Delaize vend du poisson et si vous arrivez presque à la fermeture, il ne reste pratiquement rien et on vous donne les gambas restantes.
Bruxelles et son bois de la Cambre, ses appartements immenses à côté des appartements parisiens. Ses magasins Inno, qui pour la Parisienne que je suis, ont un côté désuet, d'ailleurs je n'ai jamais rien trouvé à y acheter sauf des livres.
Cette année là, il faisait beau sur Bruxelles, j'avais froid après Tel Aviv, j'ai passé, pour la première et dernière fois de ma vie, des heures au soleil, aux terrasses des cafés.
J'ai parcouru la ville à pied, c'est comme ça qu'on s'approprie une ville. J'ai aimé cette parenthèse.