Je ne suis qu'une trace, comme le sillage d'un parfum...
Je ne vais pas faire l'éloge de la lenteur, j'en fais l'expérience chaque jour, le temps me manque parce que je prends mon temps et que les objets ont une âme, ils jouent à cache-cache.
Je cherche une paire de lunettes depuis quelques jours, au début sans frénésie, j'étais sûre de les voir revenir un soir, l'étui me nargue, de lunettes point.
Hier, j'avais rendez-vous avec l'homme, je pars en retard, j'attrape et je paie "Elle" arrivée sur le quai du métro, je retire le film persuadée de trouver un catalogue, en fait j'avais "volé" trois "Elle" que j'ai donné à mes voisines de quai, le temps s'en va et je ne m'améliore pas.
D'après le vétérinaire, Balagan va bien et pourtant elle continue sa grève de la faim, ne grignote qu'un peu de poulet que je lui coupe avec amour.
Le temps s'en va, d'ailleurs, il va me falloir m'occuper des cerises, l'homme fait un clafoutis pour les enfants, et je retire les noyaux à cause de la Merveille.
En fait, je suis petite main, l'homme est un grand chef, il a besoin de personnel.
Le temps s'en va...
