Je ne suis qu'une trace, comme le sillage d'un parfum...

L'autre jour, l'Homme me dit qu'il en a assez de boire du café soluble, qu'il veut se remettre au café mais pas n'importe quel café, le café de sa mère.
J'ai bu un café, un seul, chez ma belle mère, j'ai eu des palpitations pendant plusieurs heures, il faut dire que le café de ma belle mère était costaud, une goutte dans un gros bol de lait suffisait à faire un bol marron foncé.
Sauf que je n'aime pas le lait...
Lorsque l'Homme a une idée, il cogite, il cherche et il trouve. Chez un droguiste, espèce en voie de disparition, l'Homme aperçoit sa cafetière, il l'achète, apprend qu'elle est roumaine, la cafetière, pas la droguerie, achète de la chicorée Leroux, la seule, la vraie et un paquet de café bio, le bio est le nouveau combat de l'Homme.
Première tentative. D'après l'homme, c'est ignoble; La cafetière est abandonnée, le lendemain, je propose d'essayer à mon tour, légère couche de chicorée, café en quantité, tout le contraire de celui de mon arrière grand-mère, l'homme teste, c'est encore pire.
Depuis, l'homme a repris ses habitudes et la cafetière cherche une place...