Nous avions pris l'habitude du calme, des rues sans voiture, des rares commerçants ouverts et aimables, j'avais pris l'habitude, difficile, de me passer de fleurs coupées, pas un seul fleuriste ouvert.
Nous avions pris l'habitude du marché sans chaland et sans marchand.
Nous avions pris l'habitude du calme et même d'entendre la voisine du troisième chanter sa joie, oui après enquête, il s'agit bien de la voisine du troisième qui profite de l'été pour s'envoyer en l'air à toute heure.
Depuis hier, quelque chose à changé, mon boulanger est de retour de Suède, les voitures sont plus présentes, et les accro du téléphone portable font les cent pas sous nos fenêtres.
Je trouve qu'ils ne sont pas partis assez longtemps...