J'écris des billets légers, des petites choses sans importance pourtant le matin je me réveille oppressée, pas par l'asthme, je ne crois pas. J'écoute les informations, pas en boucle mais souvent, j'entends récession, chômage, pauvreté, révolte des instituteurs, retraités dans la rue, bourses qui plongent.
Je n'ai pas peur pour moi, les jeux sont faits, j'ai exercé un métier que j'aimais, le Bibelot a couru le monde, on aura une retraite misérable mais de jolis souvenirs.
Aujourd'hui, j'ai peur, pour nos enfants . Que vont-ils devenir ? Et nos petits enfants ?
La période actuelle n'est pas faite pour eux, nous les avons élevé dans la légéreté et la vie leur coupe les ailes...
Ce n'est pas une heure pour laisser un message, je sais, mais juste pour te dire que je VEUX avoir confiance, que je VEUX croire en un bel avenir pour mes enfants et petits-enfants.<br />
Bisous tardifs mais sincères.<br />
Marie-Ange
C'est vrai que l'époque n'est pas rose mais à l'aune de l'histoire, il faut relativiser (les exemples de La Femme coupée en deux sont déjà là pour le prouver). Moi, je te donne trois bonne raisons de te sentir légère : tes billets sont toujours pertinents, tes commentaires chez moi me sont précieux, et je te remercie d'avoir choisi "Le Cri de Munch" que j'aime beaucoup pour illustrer ce post.
Je suis assez d'accord avec La Femme coupée en deux. Le problème, c'est que Le Goût te fait trop écouter les infos...<br />
Je crois que les décideurs sont pour assez peu de choses dans notre bonheur (certainement un peu plus en ce qui concerne notre malheur, mais bon... même si c'est pas rose, on ne vit pas non plus sous une dictature militaire). D'ailleurs, regarde les dépressifs qui disent "et pourtant, j'ai tout pour être heureux"...
Il ne faut pas trop s'angoisser d'avance... D'autres avant nous ont connu pire, je crois : la guerre, les conditions de travail avant 1936, la condition féminine au ras des paquerettes...une époque pas si lointaine où même les enfants étaient "loués" pour garder le bétail, ou tenir lieu de servante, dès le plus jeune âge...<br />
Je pense qu'il y aura toujours des gens pour faire bouger les choses. Je refuse de me mettre au diapason de ce que les médias nous distillent...