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  • : Je ne suis qu'une trace, comme le sillage d'un parfum...
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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 09:41

Hier, nous sommes allés à la gare du Nord chercher la Tornade, son train avait du retard, nous aussi...

Nous avons attendu notre train, celui qui met onze minutes pour arriver à Saint Lazare, nous avons attendu une trentaine de minutes, il parait que les voies abîmées par la neige étaient en pleine réparation. Je n'ai vu personne.

La Rue Saint-Lazare était barrée d'un joli ruban.
Non, pas un ruban d'inauguration, un ruban genre "crime scene".
Il s'agissait en fait d'une alerte au colis suspect.
Heureusement pour nous, le colis devait être un paquet oublié par un touriste sinon, je ne serais pas devant mon clavier en train de vous raconter ça, pendant que la grande me lit la vie de  Madame de Pange, c'est vous dire si ma note va être incohérente...

Ensuite, il a neigé, trois flocons, juste pour nous faire peur et nous faire prendre le bus plutôt que le train.

Et pendant ce temps làP9190137 Madame de Pange prend son repas, sept plats sans compter les desserts, la grande salive, elle vient pourtant de prendre son petit déjeuner.

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 09:39

Je vous parle d'un temps que les jeunes blogueuses ne peuvent pas connaitre.
Le temps pas si lointain où la télé nous apprenait quelque chose.

On y trouvait des perles comme "Le curé de Tours" avec Jean Carmet et Michel Bouquet, excusez du peu, "le Souper" avec Claude Rich et Pierre Brasseur, et le vendredi soir "Apostrophes" et la fausse bonhomie de Bernard Pivot.

Je me souviens d'un soir, l'invité était Pierre Sansot, un philosophe.
La télévision de l'époque n'avait pas peur de la philosophie. J'ai eu un rejet immédiat pour cet homme qui se gargarisait de "les gens de peu", ceux qui n'avaient pas eu la chance de faire des études supérieures, ceux qui cultivaient la terre, ceux qui encaissaient le prix de sa tranche de jambon...

Il y a un blog qui me fait le même effet, la dame qui le tient n'est pas philosophe. Elle crache sur les chômeurs, sur ceux qui essaient vainement d'avoir des conseils de Pôle Emploi.
J'aime les petites gens.
Je n'aime pas les gens petits.
crise-copie-1.jpg

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 09:43

    terrasse enfantsHier lorsque je me suis levée, la neige tombait drue.
Lorsque je me suis couchée, elle tombait toujours.

La rue était silencieuse, elle l'est toujours ce matin, pas de bus, quelques voitures et des trottoirs non nettoyés, les sports d'hiver aux portes de Paris.

J'espère que la grande pourra venir demain comme prévu.
Hier l'Angleterre était, de nouveau insulaire.

Je ne suis pas sortie, le père et le fils, nos héros, sont allés chercher le pain et les endives.

Notre chaudière continue ses caprices, le "technicien" venu, parce que menacé, n'a rien fait.
Si, je mens: il nous a fait un  devis complètement farfelu.

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 10:03

    Victoire-de-Samothrace.jpgMerveille avait demandé à aller au Louvre, avec plaisir avons nous répondu "oui, Merveille".

Malgré le froid, nous sommes partis, nous avons voulu lui montrer la pyramide du Louvre.
Merveille a trouvé ça normal mais a été plutôt conquise par la taille du Louvre.
On sentait qu'elle en aurait fait sa demeure sans aucun problème.

Lorsque je lui ai demandé ce qu'elle voulait voir, elle a répondu du haut de ses six ans tous neufs : "Tout !! ".
   
Quelques antiquités grecques  ont eu raison du "tout".
Elle a grimpé les escaliers comme un cabri.
Nous avons suivi mais comme des vieilles biques.
La Victoire de Samonthrace, bof...
C'est à ce moment là qu'elle a demandé si je n'avais pas autre chose à lui proposer.

Les colonnes de Buren et le jardin du Palais Royal, un chocolat chaud et un petit gâteau, ça, elle préférait.

J'étais venue plusieurs fois à la belle saison.
Y boire un café dans un endroit sympathique qui s'ouvrait sur le jardin était agréable.
J'avais admiré les boutiques et j'avais l'intention de conduire Merveille dans un magasin qui vendait des jouets en bois.

Plus rien ! Tout était vide, triste et noir.
Ne restaient que deux boutiques. Elles étaient tenues par des femmes et il fallait sonner pour entrer.
   
Merveille était malgré tout contente, elle avait jeté des cailloux dans la fontaine, transformé les colonnes en labyrinthe.

Visionnaire, elle a dit au retour : "Heureuseument qu'il ne neige pas, on ne pourrait pas rentrer". Il semblerait que le temps d'aujourd'hui lui donne raison.
Une pellicule de neige couvre les rues et il n'y a plus de transports.

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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 09:57

Nono, c'est le nom que nous avons donné au robot démineur.
Celui qui réussit à faire taire tous les Israéliens.
Même les bébés...

La première fois que je l'ai vu, je n'avais pas fait attention.
J'avais bien vu la police mais vous connaissez un pays où on ne voit jamais la police ?
J'avais pourtant vu des gamins se faire rabrouer et pousser sans ménagement dans le shouk ha Carmel.

 

Alors, j'ai traversé.
Pas dans les clous, rien que pour voir si j'avais droit au même traitement que les gamins.
Un monstre féminin a hurlé en hébreu.
J'ai continué tranquillement...
Le monstre a fait un pas, m'a attrapée et jetée dans le shouk.

 

Et brusquement, j'ai entendu le silence.
Si, si ! On peut entendre le silence.
Surtout à Tel Aviv, parce que c'est rare...
J'ai enfin vu la rue étrangement vide, puis j'ai vu arriver un robot.
Enfin j'ai entendu une déflagration.
Puis un homme est arrivé, habillé en cosmonaute, il a fouillé le truc qui venait de sauter.

 

En moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire, la vie a repris, les bus ont fait la course, les marchands ont proposé leurs produits en hurlant.

 

C'était ma première rencontre avec Nono.
Mais pas la dernière...Shuk-HaCarmel-market.jpg 

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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 09:30

Le-lac-de-tiberiade.jpgJe n'étais pas douée pour l'hébreu, pas plus que je ne suis pour l'anglais mais à la fin de mon séjour, je suivais parfaitement une conversation en anglais et j'étais capable de faire mes courses et de me disputer en hébreu avec un chauffeur de taxi.

Enfin, je n'étais plus une touriste...

Il ne faut pas croire que ma vie n'était que de solitude, l'Ours venait souvent.
Il ne venait pas seul, il amenait dans ses bagages des copains et des copines.
Puis, un jour il amena JJF...

Je recevais aussi Madame de.
Vous connaissez Madame de. ?
Elle, venait très souvent, elle adore Israël et depuis qu'elle est à la retraite, elle apprend l'hébreu.
Vous connaissez Madame de,. je ne devais plus fréquenter certains cafés à cause de la poussière.
Je ne devais plus fréquenter certaines copine israéliennes parce que je devais m'occuper que d'elle.
Nous avons donc eu une explication musclée.
Il m'a fallu lui expliquer fermement qu'elle, venait ici en vacances tandis que j'y vivais

Je dois avoir le sens de la survie car en très peu de temps, je savais trouver à "Mashbir" une vendeuse canadienne. Celle qui me vendrait mon parfum en français.
Au "Supercoop", je passais à la caisse de Sarah qui parlait français, ça ne m'aidait pas à la compréhension de l'hébreu...

D'ailleurs à l'Oulpan, au premier examen, je peux dire que j'ai fait fort !
Je n'ai rien compris ! J'ai dû recommencer le premier niveau. Celui des enfants...
Avec une nouvelle prof, d'origine russe elle, que je n'aimais pas et qui me le rendait bien...

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 10:16

Je n'ai pas voulu faire Aliyah et je ne le regrette pas.
Je crois que la fin aurait été la même, tous ceux qui travaillaient dans cette start-up ont quitté le pays, même Ran, né en Israël et dont les parents vivent toujours là-bas.

Mais nous en étions pas encore là, et le Goût, dont il avait besoin, était dorloté, bichonné, il travaillait beaucoup, je m'ennuyais pas mal, la mer ça va bien cinq minutes, et j'ai la peau qui brûle au soleil.
Les grandes capelines me faisaient ressembler à Clarabelle, la vache de Mickey.
Je n'ai jamais pensé à m'acheter une ombrelle, idiote que je suis...

Pour m'occuper, ils n'avaient rien trouvé de mieux que de me faire apprendre l'hébreu en stage intensif, de huit heures du matin à une heure de l'après-midi avec une récréation.
J'avais plus de cinquante ans, et j'avais reçu une remontrance pour avoir utilisé le lavabo des professeurs !
J'avais déjà la langue pointue à quinze ans, imaginez à cinquante ans !!!

Je n'avais qu'une envie, rentrer chez moi, à Paris.
J'avais le derrière entre deux chaises, situation pas vraiment confortable, le Goût aimait son travail, je voulais le beurre et l'argent du beurre, et il faut avouer que sa tartine était bien beurrée.

Alors, chaque midi, il me donnait rendez vous et souvent nous déjeunions là :Arcaffe-Tel-Aviv.jpg

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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 09:32

Je suis partie, par hasard, de Paris pour Tel Aviv.
J'ai fini par me retrouver  à Bruxelles.
Puis je suis revenue à Paris "les poings dans mes poches crevées".

Mon départ a été un hasard, mon retour le fruit d'une escroquerie.
Ça n'a pas porté chance aux escrocs.
Notre vie a été un peu secouée.
Pour une fois, je minimise, le temps a passé, je n'ai gardé que les bons moments.

Je suis arrivée à Ben Gourion début avril.
J'avais quitté un Paris froid et il faisait 18° à mon arrivée.
J'ai trouvé la température très raisonnable et le soir même je dînai avec l'Homme chez "Me ve me" (qui et qui).
"Mi ve mi" était une institution qui a disparu depuis...

Le lendemain matin, il faisait 43°.
Devant mes fenêtres, je voyais une carriole, un chiffonnier réclamait  les vieilles télés, des téléphones, paradoxe d'un pays moderne tandis qu'au bout de ma rue, la rue Bograshov faisait le plein d'embouteillages.

La mer était au bout, le matin, je descendais m'offrir un café chez Picasso, disparu aussi, et un croissant meilleur qu'à Paris. Il faut dire que je ne mange jamais de croissant à Paris. Le soir avec le Goût, on buvait un café imbuvable au bord de l'eau.

Ca ne présentait pas que des inconvénients, l'exil...cafe_noir_restauants_tel_Aviv.jpg

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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 09:29

Hier matin, Merveille devait absolument aller voir le pédiatre pour la visite des six ans.
Merveille est grande, plutôt trop mince et plutôt en forme.

J'ai été surprise car lorsque l'Ours avait six ans, c'était le médecin de l'école qui passait la visite, nous les parents nous devions donner notre accord et hop.

Aujourd'hui, il est de plus en plus difficile de trouver un médecin traitant.
Les médecins de ville refusent de vous voir avant votre rendez-vous !
C'est le camouflet reçu par JJF avant-hier.
Je trouve scandaleux que l'école se défausse alors que la misère croît.
Vous me direz que ce n'est pas étonnant dans un pays où les forces de police viennent chercher les enfants dont les parents n'ont pas payé la cantine...

Et puis, vous avez les autres. Ceux qui travaillent ? Pas si sûr...
Je paie un contrat d'entretien pour ma chaudière, c'est obligatoire et c'est normalement une sécurité.
Le chauffagiste devait passer chez nous entre 14 et 16 heures car notre chaudière fait des siennes.
Bien entendu à 16 heures, point de chauffagiste.

L'Homme appelle l'entreprise, on lui promet un dépannage avant 18 heures.
Il descend chercher du pain, nous sommes coincés et, pendant sa courte absence, je reçois un appel du dépanneur, peu disposé à venir dépanner.
Sans avoir vu ma chaudière, il m'annonce que je n'ai plus d'eau dedans.
La belle affaire ! Je lui rappelle que je ne suis pas dépanneuse de chaudière, et que je l'attends.

Nous l'attendons encore.
Je n'ai pas pu emmener Merveille dans le petit salon de thé.
Et cela pour attendre un "professionnel" qui ne fait pas son travail...
 

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 09:41

Je lis un blog que j'adore, bon d'accord, je l'ai découvert presque au moment de sa fermeture mais je vais continuer à me faire plaisir.
Je vais continuer à lire sur ce pays où j'ai vécu quatre années, le pays où le lait et le miel s'achètent au supermarché comme partout.

 

Je n'aime ni le miel, ni le lait, mais j'ai parfois de brusques bouffées de nostalgie, qui avec le temps, durent de moins en moins longtemps.

 

J'aime particulièrement ce blog pour l'écriture de son auteur, elle écrit bien, je suis jalouse.
C'est rare de rencontrer un vrai talent d'écrivain sur le web.

Elle est lucide, sioniste juste assez, critique.
Oui, qui aime bien châtie bien...

 

Aujourd'hui, il est si facile de ne pas aimer Israël sans être antisémite.
 

Je me demande juste où iraient vivre les huit millions de personnes qui ont un rapport amour-haine avec ce pays qui est le leur !

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