Vendredi 20 novembre 2009
Un ingénieur et une libraire partent à Tel Aviv, un ingénieur qui travaille beaucoup, une libraire qui s'ennuie, des
billets d'avion pour Paris et un Ours sans repère.
Un ingénieur victime d'une escroquerie en Israël, quoi de plus courant, un passage par Bruxelles pour se débarrasser de l'ingénieur naïf.
Un retour peu glorieux sur Paris, du sang et des larmes pour retrouver travail, appartement, c'est pas facile Ysa, tu dois réfléchir encore et encore.
Sérénité retrouvée, un cancer du rein pour l'ingénieur fatigué.
Une crise, des enfants qui rament, une bonne nouvelle, la naissance de la Merveille, celle qui réussit à faire tenir tout le monde debout.
La Merveille qui a choisi un carton et qui a annoncé que c'était sa nouvelle maison.
Des enfants, découragés qu'une femme vexée que son mandant ait loué un de ses appartements, sans lui demander son avis, et qui décide de le vendre laissant mes enfants dans les cartons et
l'obligation de trouver un appartement avant le 1er janvier.
C'est pas un inventaire à la Prévert, c'est juste une vie ordinaire.
Hier après midi je n'avais pas mal, j'ai conclu, sans doute par excès d'optimisme (ça m'arrive), que ma chute n'avait
laissé aucune trace.
Je suis donc allée admirer "la splendeur des Camondo" au Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme. Je connaissais le musée Nissim de Camondo, j'avais lu le bouquin de
Pierre Assouline sur la famille, mais rien ne m'avait préparé à l'envie irrépressible de voler le premier tableau que j'ai aperçu, "Le citron" de Manet, et son voisin, un masque de théâtre
japonais d'une finesse incomparable.
Cette
famille de banquiers turcs a tout donné à la France, Nissim de Camando est mort au combat pendant la guerre de 14, sa soeur et le reste de la famille ont fini dans les camps. La dernière des
Camando malgré une conversion tardive au catholicisme est morte en 1945, 15
jours avant l'arrivée des troupes russes...
J'ai tout aimé de cette famille de lettrés, de musiciens.
Je vais retourner au musée Nissim de Camondo lorsque ma cheville, mon bras et mon dos me laisseront en paix...
Dimanche 15 novembre 2009
Je ne fais plus attention à la météo, j'ai l'impression que les prévisions sont fausses où alors je n'écoute pas
correctement.
Je traverse une zone de turbulences, le truc qui me fait bien flipper en avion, je m'accroche à mes voisins, la dernière fois fois, c'était le Goût et la Tornade mais il m'est arrivé de prendre la
main d'un illustre inconnu.
Donc hier, je pars tranquillement avec le Goût, nous arrivons en fin de service, un restaurant chinois, pas mauvais mais pas à côté de chez nous et nous décidons de faire quelques courses en
sortant.
J'ai vraiment un mauvais karma, en sortant des trombes d'eau s'abattent sur nous, le temps de traverser la rue, j'étais trempée, la boulangère, qui vend sa baguette 1€15, a failli avoir une attaque
lorsque nous avons demandé deux sacs.
En arrivant à la maison, j'ai dû me bouchonner comme une vieille haridelle et ce matin, c'est le Goût qui tousse, heureusement, il a pris ses précautions, son sirop au thym est en bonne place dans
la salle de bains