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Lundi 6 juillet 2009
J'écoute France Inter et je me surprends à penser que l'Abbé Pierre doit se retourner comme une crèpe dans sa tombe.

Déjà, Martin Hirsch dans le gouvernement de Nicolas Sarkozy, ça le fait pas. Imaginez notre Abbé sous les ors de la République, imaginez notre Abbé défendant le RSA, un joujou inventé par nos énarques, (je connais au moins deux énarques et je vous assure qu'ils ne connaissent pas le prix d'une baguette et qu'ils ne se sont jamais retrouvés dans le noir dans le métro).

Martin Hirsch est pour le travail du dimanche, il soutient le recul de l'âge de la retraite. Ils nous prennent pour qui ces gens là ?
Sommes nous trop sots pour nous rendre compte que cette mesure n'a qu'un but, abaisser encore et toujours, les pensions des retraités et les salaires des employés  ?

Dans un pays où on trouve un premier emploi payé à l'âge de 25 ans et une mise au chômage quasiment inéluctable à partir de 50 ans, nous pouvons nous attendre à voir les retraités faire les poubelles des marchés.
Quant à se loger ou décider de partir en maison de retraite, c'est utopique lorsqu'on connait le prix d'une maison de retraite à Paris, 4 000€ en chambre double !

Pendant que nos élites partent se ressourcer aux frais de la princesse, les gamins jouent sous mes fenêtres, faute de pouvoir partir en vacances.

Elle est pas belle la France des droits de l'homme...
Par heure-bleue
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Samedi 4 juillet 2009
Hier soir, nous prenons le métro pour rentrer dans notre quartier. Nous sommes fatigués, il fait chaud et la Merveille a boudé la sieste.

Brusquement le métro s'arrête, les lumières s'éteignent, noir c'est noir, première annonce du conducteur, incompréhensible l'annonce, ça râle un peu, faut dire que le métro actuellement c'est pas la joie, les panneaux jaunes fleurissent...

Seconde annonce, hilarité dans le wagon, nous sommes dans le noir parce qu'un quidam a choisi cette ligne pour uriner sur la voie, le conducteur est obligé d'attendre que le prostatique ait fini.

Le métro parisien est devenu un lieu étrange, j'ai connu les chiens sur la voie mais c'est la première fois que je me retrouve coincée à cause d'un pisseur...
Par heure-bleue - Publié dans : un blog avec des vrais morceaux de vie
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Vendredi 3 juillet 2009
Tout à l'heure, nous allons partir garder la Merveille. La petite est comme tout le monde, elle a chaud, dort mal et prend souvent des bains.
Je me traîne, je supporte mal la chaleur, je bois comme un vieux bateau, je transpire.
L'été me va mal au teint.

L'Ours veut me donner sa siamoise en garde, je décline car je suis allergique aux chats.
Balagan est mon allergène, stop aux autres.
En petit garçon qu'il est resté, l'Ours annonce qu'il devra mettre sa siamoise à la SPA.
L'Ours fonctionne depuis toujours au chantage affectif, il oublie une chose, je suis sa mère et je sais qu'il trouvera une solution pour sa bestiole, solution qui ne passera pas par la SPA.

Un peu assez d'être une mère qu'on appelle uniquement en cas de besoin et qu'on oublie le reste du temps...
Par heure-bleue - Publié dans : un blog avec des vrais morceaux de vie
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Jeudi 2 juillet 2009
Je suis plongée dans la vie de Cézanne. Encore un peintre peu sympathique, fils de banquier, un banquier chiche avec l'argent et un fils digne héritier de son père.

Il a rarement quitté Aix, a essayé de rejoindre Zola à Paris, s'est fâché avec lui, en a profité pour faire un enfant à une femme, femme qu'il mettra quatorze années à épouser, elle vivra à Paris, lui à Aix, un bon moyen d'éviter les disputes.

Il peindra de nombreuses natures mortes, il peint lentement, ses pommes sont parfois gâtées, il arpente les bois et peste parce que le jour tombe.

Il sera dédaigné de son vivant , "un peintre provincial".

Par heure-bleue
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Mercredi 1 juillet 2009
Hier soir, il faisait chaud dans l'appartement, 30° !  Je suis affalée, c'est cette nuit que je m'apercevrai que nous avons oublié de sortir les ventilateurs.

J'ai trop chaud pour lire, trop chaud pour taper sur mon clavier, je décide de regarder la télé. Comme d'habitude, les programmes ne sont pas alléchants, un documentaire sur Arte attire mon attention : "Roulez vieillesse".

Les Allemands n'ont pas la langue de bois, un vieux c'est pas un senior, et un mort, il a pas disparu, il est mort.  Arte est une chaîne pour moi, je deteste la langue de bois, un jour, que j'espère lointain, je n'aurai pas disparu, je serai dead !!!

Je suis scotchée devant ma télé, la vieillesse c'est point drôle, et pourtant elles sont attachantes mes anciennes, désolée mais y a que des femmes, elles se défendent pied à pied mais le combat est rude,  elles parlent de solitude, de l'absence, de mains qui ne sont plus prises.

Une seule chose me chiffonne dans ce reportage, une femme qui s'occupe de son père, il a eu un AVC, il est alité depuis 4 ans, elle ne voit presque plus son fils et son compagnon est laissé à l'écart, il doit quitter l'appartement chaque soir à 10 heures. Elle a cette phrase que je trouve terrible : "Un compagnon, on peut le laisser, un père jamais".

Autant, je comprends et je trouve normal qu'elle s'occupe de son père, autant j'ai des problèmes pour accepter la mise à l'écart du compagnon, pourquoi l'empêcher de vivre avec eux ?
Par heure-bleue - Publié dans : un blog avec des vrais morceaux de vie
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